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L’Angola et les Émirats arabes unis renforcent la coopération bilatérale

15/01/2019

Les autorités angolaises et des Emirats arabes unis ont signé trois accords dans les domaines de la production, du transport et de la distribution d'énergie et de l'approvisionnement en eau potable.
Les autorités angolaises et des Emirats arabes unis ont signé trois accords dans les domaines de la production, du transport et de la distribution d'énergie et de l'approvisionnement en eau potable.



Les mémorandums d'accord ont été signés par le ministère angolais de l'Énergie et de l'Eau, João Baptista Borges, et par le cheikh Ahmed Dalmook Al Maktoum, en marge de la Semaine de la durabilité d'Abou Dhabi (ADSW), à laquelle participe le Président de la République d’Angola, João Lourenço.

Le ministre a déclaré que l'accord visait à construire une centrale électrique à Moxico et un système électrique pour relier la région Est du pays. L’accord prévoit également la construction, entre Barra do Cuanza (Luanda) et Porto Amboim (Cuanza Sul), d’un système de dessalement destiné à garantir l’approvisionnement en eau potable de la région moyennant de techniques moins onéreuses.

Il a déclaré que le projet d'électricité avait pour objectif de garantir l'énergie pour relancer la production minière et le développement économique dans les provinces de Moxico, Lunda Norte et Lunda Sul, tout en facilitant l'accès de la population à l'électricité. João Baptista Borges a précisé que le système aura une capacité initiale permettant de produire entre 350 et 400 mégawatts, le minimum nécessaire pour répondre aux besoins de l'industrie minière et réduire les coûts élevés liés au carburant.

De même, il a souligné la possibilité d'investir dans les énergies renouvelables, si les études actuelles le recommandent. Le ministre a évoqué que l’Angola, en tant que membre de plein droit de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, souhaitait, au cours des cinq prochaines années, construire au moins 600 mégawatts de parcs solaires, avec la participation d’investisseurs étrangers. Cheikh Ahmed Dalmook Al Maktoum garantit l'investissement de 200 à 300 millions de dollars dans le domaine de l’énergie.

Il a ajouté que, à l'instar de l'accord sur l'agriculture signé à Luanda le mois dernier, l'accord du 15 janvier dernier avait pour objectif de contribuer au développement de l’économie angolaise. Le souverain mise sur les investissements dans les solutions hybrides, qui incluent le diesel, le gaz et le solaire dans les zones minières, estimant qu’il est moins coûteux. Le cheikh espère que l'Angola pourra s'appuyer sur les 40 ans d'expérience des Émirats Arabes Unis dans le dessalement, dont les études de faisabilité pourraient être achevées cette année au plus tard.