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Les citoyens angolais auront un délai de grâce pour rapatrier les fonds placés à l’étranger

14/12/2017

Les citoyens angolais bénéficieront d’un délai de grâce afin de pouvoir rapatrier en toute quiétude les capitaux placés à l’étranger et sans crainte de poursuites judiciaires, a déclaré mercredi le président angolais à Luanda dans son rôle de vice-président du Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (MPLA), le parti au pouvoir du pays depuis plus de 40 ans.


« En début d’année prochaine, le gouvernement annoncera la durée de la période de grâce afin que tous ceux qui possèdent des capitaux à l’étranger puissent les rapatrier dans le but d’investir dans l’économie, dans la création d’entreprises et d’emplois », a déclaré M. Lourenço.

Le Président a ensuite précisé qu’une fois le délai expiré, « l’Etat angolais a le droit de considérer cet argent comme appartenant à l’Angola et aux Angolais et, par conséquent, de contacter les autorités des pays de résidence pour rétrocession des fonds ».

Le président Lourenço a souligné qu’il est important de ne pas confondre la lutte contre la corruption et les autres comportements avec «la persécution des riches ou des familles aisées, « l’arme utilisée pour confondre et décourager ceux qui ont pour mission de faire des directives du parti une réalité ». « Les riches sont les bienvenus s’ils s’inscrivent dans une production de biens et services, génèrent des emplois et contribuent aux impôts afin que l’Etat puisse retirer un nombre croissant de citoyens du seuil de pauvreté, développer et renforcer la classe moyenne du pays », a expliqué le président, lors de la clôture d’un séminaire de trois jours parrainé par le groupe parlementaire du MPLA pour former le personnel sur les types de crimes auxquels sont soumis les titulaires de charge publique.

M. José de Lima Massano, gouverneur de la Banque nationale d’Angola, a fait observer que 30 milliards de dollars de fonds de citoyens ont été déposés à l’étranger dans des banques commerciales, dont la moitié sont des dépôts de banques commerciales et d’institutions financières angolaises.

La moitié restante, a déclaré le gouverneur en reprenant des données compilées par la Banque des règlements internationaux, sont des dépôts d’entités non financières, tels que le Trésor national, le Fonds souverain d’Angola, les entreprises publiques et les particuliers.