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La Commission Économique pour l’Afrique et l’Angola s’entendent pour stimuler le développement durable du pays

17/05/2019

La Commission économique pour l'Afrique des Nations Unies (CEA) a annoncé qu'un important accord de coopération avait été conclu avec le gouvernement angolais sur la trajectoire de développement durable et le programme de réformes macroéconomiques de l'Angola.

La Commission économique pour l'Afrique des Nations Unies (CEA) a annoncé qu'un important accord de coopération avait été conclu avec le gouvernement angolais sur la trajectoire de développement durable et le programme de réformes macroéconomiques de l'Angola.



"Une série d'entretiens de haut niveau avec les autorités angolaises a abouti à des discussions au palais présidentiel, lors desquelles quatre domaines principaux de coopération ont fait l'objet d'un accord", a déclaré la CEA dans un communiqué.

Parmi les quatre domaines principaux figure notamment "aider l'Angola à rétablir la stabilité macroéconomique et à diversifier son économie dans le contexte du Plan de développement national 2018-2022 du pays".


La Secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe, 'a félicité le président angolais pour les mesures de réforme audacieuses et les progrès réalisés jusqu'à présent, qui, s'ils sont maintenus, pourraient consolider la position de l'Angola en tant qu'une des premières économies d'Afrique', a indiqué le communiqué de la CEA.


 

L'amélioration de la gestion de la dette publique, l'augmentation de la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique du pays et la valorisation des opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA) font également partie de l'accord de coopération.

 

Selon la CEA, le "programme de réformes (du président angolais João Lourenço) comprend une série de mesures visant à rendre l'économie angolaise plus diversifiée et moins tributaire du pétrole -notamment une démarche visant à restructurer les sociétés publiques inefficaces, à renforcer la viabilité budgétaire du pays, à réduire l'inflation, à améliorer les fondamentaux macroéconomiques globaux, à favoriser l'inclusion sociale, à endiguer la corruption et à améliorer le climat des affaires afin de stimuler les investissements étrangers et locaux".

 

La Secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe, "a félicité le président angolais pour les mesures de réforme audacieuses et les progrès réalisés jusqu'à présent, qui, s'ils sont maintenus, pourraient consolider la position de l'Angola en tant qu'une des premières économies d'Afrique", a indiqué le communiqué de la CEA.

"Nous espérons que l'Angola fera partie de la communauté des nations africaines qui auront ratifié l'AfCFTA lorsque nous nous rencontrerons à Niamey, en juillet prochain", a ajouté Mme Songwe.

 

Mme Songwe a également déclaré que la CEA "pourrait travailler avec les autorités angolaises pour proposer des solutions intelligentes susceptibles d'aider le pays à économiser de l'argent, lequel pourrait ensuite être consacré à d'autres priorités de développement, notamment celles qui contribueraient à l'inclusion sociale et à la croissance inclusive".

 

La responsable de la CEA, qui a reconnu "les mesures positives" déjà prises par l'Angola pour élargir son assiette fiscale, a également demandé un "travail sérieux pour améliorer la gestion de la dette publique, y compris l'utilisation de la dette libellée en monnaie locale".

La CEA a suggéré aux autorités angolaises "d'adopter l'économie numérique comme un moyen d'explorer le potentiel créatif de la jeunesse et de créer des emplois dans les secteurs des services et autres".

 

La CEA a également annoncé dans son communiqué que le gouvernement angolais envisage de ratifier l'accord AfCFTA avant le sommet de l'Union africaine, prévu en juillet à Niamey, capitale du Niger, décrivant l'AfCFTA comme "une opportunité d'investissement permettant à l'Angola de bâtir une économie diversifiée et compétitive", et ajoutant que "l'Angola devrait en profiter pour accélérer son programme de diversification économique horizontale et verticale".



L’Angola doit augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique

Lors de sa première visite officielle en Angola depuis sa prise de fonction à la tête de la Commission Économique pour l’Afrique (CEA), Vera Songwe et son équipe d’experts ont suggéré au Président João Lourenço et au Ministre des ressources énergétiques et hydriques, João Baptista Borges, de tout mettre en œuvre pour diversifier l’éventail des sources énergétiques du pays en augmentant la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique.


La production d’énergie en Angola s’élève à environ 3,334 mégawatts, dont 55% à partir de centrales fonctionnant au diesel. Le carburant est importé, alors que l’Angola est le deuxième producteur de pétrole en Afrique, après le Nigeria. L’accès à l’énergie est de 35%.


La production d’énergie en Angola s’élève à environ 3,334 mégawatts, dont 55% à partir de centrales fonctionnant au diesel. Le carburant est importé, alors que l’Angola est le deuxième producteur de pétrole en Afrique, après le Nigeria. L’accès à l’énergie est de 35%.

 

Les deux parties se sont accordées sur l’urgence d’accroître la part des énergies renouvelables, en particulier des centrales solaires et à gaz, dans les sources énergétiques de l’Angola dans l’ensemble. Cet objectif peut être atteint grâce à des solutions hors réseau et mini-réseaux utilisant des boîtiers solaires, en particulier pour répondre aux demandes des consommateurs non industriels dans environ 164 municipalités actuellement rattachées à des solutions d’alimentation au diesel.

 

« L’énergie est l’un des secteurs les plus exigeants en termes de financement, pour des économies en développement telles que l’Angola », informe Mme Songwe aux journalistes après son audience avec le Président. « Nous devons travailler avec le Gouvernement angolais pour proposer une législation qui attirera les investissements privés dans ce secteur et réduira ses coûts dans le pays », ajoute-t-elle. Cela comprend un examen de la législation sur les Partenariats public-privé (PPP)