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João Lourenço investi président de la République

26/09/2017

João Lourenço investi président de la République

João Lourenço a prêté serment le mardi 26 septembre devant des milliers de personnes et une dizaine de chefs d'Etat et devient ainsi le troisième chef de l’Etat de l’histoire du pays. Il prend la tête du pays après Agostino Neto et José Eduardo dos Santos qui ont dirigé successivement le pays depuis l’indépendance.


João Lourenço investi président de la République

La cérémonie s’est déroulée devant plus de trente mille personnes réunies place de l'Indépendance. De nombreux chefs d’Etat étaient également présents : le président du Portugal, ainsi que ses homologues africains comme le Capverdien Jorge Carlos Fonseca, le Bissau-Guinéen José Mario Vaz, le Rwandais Paul Kagame, l'Équato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema, Edgar Lungu (Zambie), Alassane Ouattara (Côte d'Ivoire), les Congolais Joseph Kabila et Denis Sassou-Nguesso, le Sud-Africain Jacob Zuma, le Guinéen Alpha Condé, actuellement président en exercice de l’Union africaine.

L’ancien président, José Eduardo Dos Santos

L’ancien président, José Eduardo Dos Santos, a été l’un des derniers à prendre place à la tribune, après avoir quitté le palais présidentiel en tant que chef d'Etat pour passer le relais. José Eduardo dos Santos accompagné de son épouse est apparu décontracté et souriant.


João Lourenço se pose en rassembleur et promet la consolidation de la démocratie


« Je serai le président de tous les Angolais et je travaillerai à améliorer les conditions de vie et le bien-être de tout notre peuple, pour répondre aux grandes attentes suscitées par mon élection et la confiance renouvelée au MPLA. Pour ce nouveau cycle politique qui débute aujourd'hui et tire sa légitimité des urnes, la Constitution sera notre boussole et les lois, notre critère de décision. La construction de démocratie doit se faire jour après jour. Elle n'est pas du seul ressort des organes de l'Etat. Il s'agit d'un processus de la société tout entière, de nous tous. Nous allons donc construire des alliances et travailler ensemble pour pouvoir dépasser nos éventuelles divergences et faire grandir le pays. J'assume dès maintenant mon engagement à mettre en oeuvre mes promesses électorales, et ce, avec des politiques publiques qui répondent aux attentes des citoyens ; avec un gouvernement inclusif faisant appel à la participation de tous les Angolais, indépendamment de leur lieu de naissance, genre, langue maternelle, religion, situation économique ou condition sociale ».

Il prône la consolidation de la démocratie et l’approfondissement de l’Etat de droit


« Nous avons la prétention d'approfondir l'Etat de droit démocratique, notamment en renforçant les institutions et en permettant le plein exercice de la citoyenneté, avec un rôle accru de la société civile. Nous nous engagerons dans le domaine de la réforme de l'Etat, de façon à permettre le développement harmonieux et durable du territoire et des communautés. Et ceci, à travers la décentralisation des pouvoirs, la mise en place graduelle des municipalités et le transfert de compétences à ces dernières. Pour cela, il est impératif de diversifier l'économie et combatte les asymétries régionales. Aucune gouvernance ne sera réussie sans un dialogue ouvert avec les différentes forces sociales. C'est pour cela que nous faisons le pari d'une plus grande proximité avec les syndicats, les ordres professionnels, les ONG et les divers groupes de pression, en tant que partenaires de l'exécutif. Toutes ces forces vives de l'Angola doivent être appelées à contribuer à la conception et à la mise sur pied des politiques publiques que l'Assemblée nationale et l'exécutif seront amenés à valider ».