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Le parlement Angolais approuve le budget de l’État en première lecture

14/11/2018

Le ministre d'Etat au développement économique et social, Manuel Nunes Júnior, avait présenté au parlement du pays le projet de Loi de finances exercice 2019.
Le budget général de l’État pour l'année 2019, avec des dépenses et des recettes estimées à 11,3 billions de kwanzas, a été approuvé mercredi, en premier lecture, par l'Assemblée Nationale (Parlement), avec 124 votes favorables, aucun contre, et 57 abstentions.


Le budget général de l’État pour l'année 2019, avec des dépenses et des recettes estimées à 11,3 billions de kwanzas, a été approuvé mercredi, en premier lecture, par l'Assemblée Nationale (Parlement), avec 124 votes favorables, aucun contre, et 57 abstentions.

Le ministre d’État au développement économique et social, Manuel Nunes Júnior, avait présenté au parlement du pays le projet de Loi de finances exercice 2019. Le nouveau budget proposé se chiffrerait à 36,3 milliards$, en hausse par rapport aux 31,03 milliards$ du précédent budget.

Pour atteindre les objectifs de développement durable, les autorités ont décidé d’augmenter la part des dépenses gouvernementales liée aux secteurs de l’éducation et de la santé. Ainsi, le secteur de la santé devrait voir ses dépenses augmenter, passant de 4% dans le budget 2018 à 7% pour 2019, tandis que la part de l’éducation devrait passer à 6% du budget contre 4% pour le budget précédent.

Hormis ces deux secteurs, les autorités envisagent de relancer les investissements dans le secteur agricole, afin de stimuler la production nationale. Le budget de l’État angolais s’inscrit dans le cadre du plan national de développement 2018/2022 qui prévoit un taux de croissance de 3% pour le pays, dont 5,1% pour le secteur non pétrolier, alors que le gouvernement Joao Lourenço a entamé, depuis plusieurs mois, une stratégie de sevrage de l’économie nationale de sa dépendance à l'or noir.

Le ministre de l’économie a précisé que les partenaires sociaux et la société civile demandaient que le budget soit d'abord débattu avec eux, avant d’être approuvé par les organes compétents du gouvernement et soumis au parlement. Le gouvernement a satisfait à cette exigence a ajouté le ministre d’État. "Nous avons donc prêté une attention très spéciale au secteur social, notamment à la santé et à l'éducation, et aussi à la relance du secteur productif, en particulier l'Agriculture, surtout à l'agriculture vivrière, car elle constitue près de 70 pour cent de la production agricole".

Selon le ministre la confiance à l'économie était un autre aspect pris en compte dans l'établissement du budget général de l’État, car sans elle, les banques ne concèdent pas de crédit et, sans crédit, il n'y a pas de développement ni de croissance, a-t-il ajouté. Enfin, le ministre d’État a dit que si les taux d'inflation dans l'économique sont très élevés, ou hautement variables et imprévisibles, et un change très volatil, ils diminuent la confiance en la monnaie nationale et affectent le crédit et l'investissement.