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Luanda vise l’amélioration du climat d’affaires en Angola

25/10/2018

Le World Economic Forum (WEF) a publié ce 17 octobre, son édition 2018 des économies les plus compétitives à travers le monde.

Le World Economic Forum (WEF) a publié ce 17 octobre, son édition 2018 des économies les plus compétitives à travers le monde. Alors que le classement mondial est dominé par les États-Unis d’Amérique, le principal constat concernant l’Afrique est que les pays du continent restent largement cantonnés dans le bas du tableau.



L’Afrique subsaharienne dernière de la classe

A l’analyse des données fournies par le WEF dans son tableau, il ressort que les économies africaines en général manquent cruellement de compétitivité, ce qui se vérifie surtout en Afrique subsaharienne.

Alors que la moyenne mondiale est de 60 (démontrant qu’aucun pays dans le monde n’est à 100% compétitif), l’indice de compétitivité en Afrique subsaharienne est de 45,2 sur 100. En plus de classer la région comme dernière du classement mondial, ce score indique surtout que l’Afrique subsaharienne n’atteint même pas le seuil minimum de la moitié de la note maximale, soit 50 sur 100.

L’Indice mondial de la compétitivité, étalon de mesure mondial de la compétitivité des nations, est un indice composite résultant d’une moyenne pondérée de 110 variables extrêmement diverses (indicateurs macroéconomiques, infrastructures, qualité du système éducatif, situation sociale, intensité de la recherche et du développement). Cette accumulation de données doit permettre de prendre en compte tous les «facteurs permettant aux économies nationales d’atteindre une croissance économique soutenue et une prospérité à long terme». Pour rendre possible l’agrégation de données hétérogènes, tous les résultats sont convertis sur une échelle de notes de 1 à 7. Ces 110 notes sont ensuite regroupées en 12 catégories appelées «piliers», eux-mêmes répartis entre trois grands «sous-indices»

l'Indice mondial de compétitivité couvrant 140 pays mesure la compétitivité nationale des économies, définie comme l'ensemble des institutions, des politiques et des facteurs qui déterminent le niveau de productivité. Il se base sur 12 indicateurs à savoir les institutions, les infrastructures, l’adoption des technologies de l’information et de la communication, la stabilité macroéconomique, la santé, la compétence, le marché de la production, le marché du travail, les systèmes financiers, la taille du marché, le dynamisme commercial et la capacité d’innover.


L’Angola au 137e rang du classement mondial

Les autorités de Luanda sont conscientes des fragilités de l’économie nationale. Le président angolais a déployé une batterie des mesures pour renverser la situation et parmi celles-ci la création de l’AIPEX, l’actualisation de la loi sur les investissements privés, la loi sur la concurrence, la lutte contre la corruption et l’amélioration de la gouvernance économique


L’Angola au 137e rang du classement mondial


La réduction des coûts et de temps dans les démarches ainsi que les contraintes qui compliquent l'investissement privé dans le pays, figurent parmi les grandes lignes de force du conseil d'administration de l'Agence d'Investissement et de Promotion des Exportations (AIPEX).

La concrétisation de cet objectif basé sur la nouvelle loi d'investissement privé, a été approuvée par l'Assemblée Nationale, est centrée sur quatre piliers fondamentaux, notamment la promotion et la captation d'investissements étrangers avec un impact positif sur la balance commerciale, l'articulation institutionnelle et la promotion des exportations, selon le président du conseil d'AIPEX, Licínio Contreiras.

Dans une déclaration à l'Agence Angola Presse (Angop), Licínio Contreiras a indiqué que l’AIPEX allait fonctionner sur la base de la nouvelle loi d'investissement privé qui établit les principes et bases pour faciliter, promouvoir et accélérer le placement des capitaux. Pour améliorer le climat des affaires dans le pays, le gestionnaire a cité la construction de nouvelles infrastructures liées aux secteurs d'Energie et des Eaux, les voies de communication (routes et ponts) et la formation du capital humain pour opérer avec les nouvelles technologies du secteur productif.

L'AIPEX est née après l'extinction, par décret présidentiel, de l'Unité technique pour l'investissement Privé (UTIP), de l'Agence pour la Promotion d'investissement et Exportation d'Angola (APIEX) et des Unités Techniques d'Appui à l'Investissement Privé (UTAIP). Par la création d'AIPEX, l'Angola veut changer l'actuel cadre institutionnel d'investissement privé et l'établissement d'un système unique de gestion du processus ainsi que promouvoir et stimuler les exportations.

L'AIPEX est l'organe de l'Administration indirecte de l'Etat, dont l'objectif consiste à promouvoir les investissements et les exportations, pour développer et améliorer les potentialités et les opportunités ainsi que la compétitivité des entreprises nationales dans le processus d'internationalisation.