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La présidence de la République

José Eduardo Dos Santos, Président de la République d'Angola


José Eduardo Dos Santos Président de la République d'Angola
Le Président de la République est le chef de l'État, le détenteur du pouvoir exécutif et le Commandant en chef des Forces armées angolaises ( confère L’Article 108 de la Constitution stipule).
Le pouvoir exécutif est exercé par le Président de la République, assisté par le Vice-Président, les ministres d'État et autres ministres.
Les ministres d'État et les ministres sont assistés par des secrétaires d'État ou des sous-ministres, le cas échéant.

Le Président de la République défend et garantit l'unité nationale, l'indépendance et l'intégrité territoriale du pays et il est le représentant du pays au niveau national et international.

Le président respecte et défend la Constitution, assure le respect des lois et des traités et accords internationaux, soutient et garantit le bon fonctionnement des organes de l'État.

L’Article 109 précise les conditions d’éligibilité du président de la République

Est considéré comme élu Président de la République et Chef de l'exécutif le candidat tête de liste, dans la circonscription nationale, du parti politique ou coalition de partis qui obtient la majorité des suffrages aux élections générales, réalisées au titre de l'article 143 et suivants de la présente Constitution.

Biographie du président


José Eduardo dos Santos est né à Luanda le 28 août 1942. Fils d’Avelino dos Santos et de Jacinta José Paulino, aujourd’hui décédés, il est marié à Ana Paula et père de six enfants. Durant son enfance, il fréquente l’école primaire de son quartier avant d’aller au lycée Salvador Correia de Luanda, où il fait ses études secondaires.

Le militant

José Eduardo dos Santos commence sa carrière politique en intégrant les groupes clandestins des quartiers urbains de la capitale angolaise, Luanda, où le MPLA (Mouvement populaire de Libération d’Angola) vient de voir le jour le 10 décembre 1956. José Eduardo dos Santos, alors âgé de 19 ans, quitte le pays en novembre de la même année pour l’étranger où il exerce les fonctions de coordinateur des activités de la jeunesse du MPLA.

En 1962, il fait partie des Forces armées populaires de Libération de l’Angola au sein desquelles il participe à la préparation de l’ouverture de la 2e région politico-militaire. En 1963, il est nommé premier représentant du MPLA à Brazzaville (Congo). En novembre de la même année, il bénéficie d’une bourse d’études et poursuit ses études supérieures à l’Institut du pétrole et du gaz de Bakou, en URSS. Six ans après (1969), il obtient son diplôme d’ingénieur pétrolier. Au cours de la même période, il est le principal dirigeant des étudiants angolais en URSS. Après ses études supérieures, il suit pendant un an un cours militaire de télécommunications qui lui permet d’exercer, de 1970 à 1974, les fonctions d’opérateur au centre principal des télécommunications dans la 2e région politico-militaire du MPLA (Cabinda).
En 1974, José Eduardo dos Santos est nommé membre de la commission provisoire de réajustement du front nord, chargé des finances, avant d’être de nouveau nommé représentant du MPLA à Brazzaville jusqu’en juin 1975.

L'homme politique

Au cours de la Conférence interrégionale du MPLA qui se tient sur le front est (Moxico) en septembre 1975, José Eduardo dos Santos est nommé membre du comité central et du bureau politique du MPLA, chargé de la coordination des activités politiques et diplomatiques dans la 2e région.
Pendant la période trouble qui précède l’accession de l’Angola à l’indépendance, José Eduardo dos Santos est nommé coordinateur du département des Relations extérieures du MPLA. Il organise et installe ce département à Luanda. Au cours de cette même période, il exerce une intense activité diplomatique qui le conduit dans plusieurs capitales africaines. Il dirige aussi le département de la Santé du MPLA.
À la proclamation de l’indépendance de l’Angola le 11 novembre 1975, il devient ministre des Relations extérieures. Il mène une lutte diplomatique acharnée pour faire admettre son pays comme membre de plein droit de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA) en février 1976 et de l’Organisation des Nations unies en décembre de la même année. Au cours du premier congrès du MPLA organisé en décembre 1977 à Luanda, José Eduardo dos Santos est réélu membre du comité central et du bureau politique du MPLA/Parti du Travail, ce qui lui permet, entre 1977 et 1979, d’assumer les fonctions de secrétaire du comité central chargé de la reconstruction nationale et, plus tard, de secrétaire du département du Développement économique et de la Planification. Il exerce aussi jusqu’en décembre 1978 les fonctions de vice-premier ministre avant de devenir ministre du Plan.

Le président

À la mort d’António Agostino Neto, premier président de la République d’Angola, José Eduardo dos Santos est élu président du MPLA le 20 septembre 1979 et investi, le lendemain, des fonctions de président du MPLA/Parti du Travail, président de la République populaire d’Angola et commandant en chef des FAPLA (Forces armées populaires de libération de l’Angola).

Le 9 novembre 1980, il est élu président de l’Assemblée du peuple (Parlement), organe suprême de pouvoir de l’État. Au cours du premier congrès extraordinaire du MPLA/Parti du Travail, il est confirmé dans toutes ses fonctions et prérogatives.
Sous la direction de José Eduardo dos Santos, l’Angola consolide sa souveraineté, résistant avec succès aux agressions militaires sud-africaines et à la déstabilisation interne provoquée par des groupes armés aux services d’intérêts étrangers.

C’est à la première moitié des années 1980 que remontent les premières tentatives de création de conditions objectives et politiques, avec l’appui de jeunes militants pragmatiques venant des facultés de l’ingénierie, de l’économie et de droit. La guerre vécue n’a pas permis une concrétisation rapide de ces réformes. Mais le 2e congrès du MPLA/Parti du Travail réalisé en 1985, se penche sur ces réformes et confirme José Eduardo dos Santos dans toutes ses fonctions.
De 1986 à 1992, José Eduardo dos Santos est à l’origine des efforts de pacification dans le pays et dans la région. Ils aboutissent au retrait des troupes d’envahisseurs sud-africaines, au rapatriement des contingents cubains et à l’indépendance de la Namibie.

Une fois éliminés les facteurs externes ayant aggravé le conflit interne en Angola, José Eduardo dos Santos lance les « ponts » d’une solution négociée et dynamise l’ouverture de l’Angola vers le pluralisme politique et l’économie de marché. Il organise des élections démocratiques multipartites les 29 et 30 septembre 1992 sous supervision internationale. Elles sont remportées par le MPLA, tandis que José Eduardo dos Santos rate de peu son élection au premier tour.