Ambassade d’Angola en France

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POTENTIEL ECONOMIQUE


L’Angola dispose d’un potentiel exceptionnel. Le pays a connu vingt-sept années de guerre mais se reconstruit et se modernise de manière dynamique. Depuis 2002, son PIB a été multiplié par dix et c’est aujourd’hui l’une des croissances les plus dynamiques d’Afrique (6 % prévus en 2015). L’Angola est la 2e économie d’Afrique australe, le 4e PIB/habitant d’Afrique subsaharienne.

Ressources en sous-sol

L’Angola dispose de minerais pour la plupart sous-exploités. Le diamant est le minerai le plus exploité avec 10 millions de carats en 2014. L’Angola se classe 5e producteur mondial de diamant derrière le Botswana, la Russie, le Canada et l’Afrique du Sud. Elle a bouclé en 2013 un cycle d’un siècle d’exploitation du diamant. Elle a produit 8,5 millions de carats en 2013 et s’était fixé comme objectif une production de 9,5 à 10 millions de carats en 2014. D’autres ressources telles que l’or, le fer, le cuivre, le cobalt, le granit, le marbre, la barytine sont estimées comme abondantes mais leur extraction reste limitée et parfois artisanale.

Ressources agricoles

Selon la FAO, l’Angola jouit de la seizième plus grande superficie agricole potentielle du monde. L’Angola était en situation d’autosuffisance alimentaire avant l’indépendance. Le pays était un exportateur net de cultures de rente telles que le café, le coton, le sisal, le maïs, le sucre. Actuellement l’Angola est importatrice de tous les produits agricoles. La production reprend lentement (10 à 15 % de terres arables sont cultivées). Un effort considérable a été entrepris en termes d’investissements agro-industriels, ce qui devait permettre une croissance sensible du secteur.

Ressources maritimes

L’Angola dispose d’un littoral large qui permet une pêche industrielle abondante et de qualité, des prises durables estimées à plus de 500 000 tonnes par année. Le littoral représente également un atout touristique largement inexploité (cf. le chapitre sur le tourisme).

Ressources industrielles

Le secteur manufacturier est en forte croissance et très prometteur. D’importants investissements ont été engagés dans la production industrielle à la fois pour satisfaire le marché intérieur en forte croissance mais aussi dans une perspective de marché régional, car l’Angola est tourné à la fois vers la zone de l’Afrique australe avec la SADC et vers la zone de l’Afrique centrale avec la CEEAC.

Le secteur de la construction

Les travaux entrepris en construction et réhabilitation des infrastructures fait de l’Angola l’un des plus grands chantiers de l’Afrique depuis 2002. Après la guerre civile, des villes entières ont été reconstruites, des ponts, des routes, des chemins de fer, de nouvelles centralités, des hôpitaux, des écoles, des ports, des gares : tous les domaines de la vie nationale et sur toute l’étendue du territoire national ont bénéficié de ce vaste programme. La reconstruction nationale est donc à la fois un facteur multiplicateur de l’économie nationale et un facteur potentiel de croissance et de création de richesse. L’effet de relance touche l’ensemble de l’activité économique par les investissements publics, la création d’emplois, les investissements directs étrangers et le transfert de technologies et de savoir-faire sous-jacent. Il en résulte une augmentation du pouvoir d’achat. Ces effets d’entraînement sur la croissance économique sont d’autant plus vérifiés que la reconstruction touche également le tissu industriel et agro-alimentaire.

Autres secteurs

Pour diversifier son économie et créer de l’emploi, le gouvernement a élaboré un plan national de développement pour la période 2013 à 2017. Ce plan englobe plus 400 projets structurants qui feront l’objet d’appels d’offres publics ou de partenariats publics/privés, notamment dans les secteurs de l’énergie, de l’eau, des transports, de l’agriculture et de la santé. Une enveloppe budgétaire de près de 46 milliards d’euros a ainsi été votée dans le cadre de ce plan pour concrétiser des grands projets de construction et de modernisation du pays.

Agrégats économiques


2009 2010 2011 2012 2013 (p)
2014 (p)
PIB (Md USD) 75,5 82,5 104,5 115,2 124 133,5
Croissance réelle du PIB 2,4% 3,4% 3,9% 5,2% 5,6% 6,3%
Projection du gouvernement - - - - 5,1% 8,8%
Investissements (% du PIB) 15,3% 12,7% 11,4% 13,6% 15,95% 14,4%
Épargne (% PIB) 5,3% 20,8% 24,0% 23,1% 19,41% 15,7%
Inflation 13,99% 14,4% 13,5% 10,3% 8,7% 7,7%
Chômage
25%
- - 26% 25% 24%
(p) = projection

Environnement économique


C’est un pays économiquement dynamique et attractif qui a lancé en 2002 un vaste processus de reconstruction et de modernisation de ses infrastructures et grâce au plan de reconstruction et à la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND 2013-2017), l’Angola est aujourd’hui un pays en plein essor économique avec tous les fondamentaux jugés comme étant solides.

L’Angola a une économie qui se diversifie afin de réduire sa dépendance vis-à-vis du secteur des hydrocarbures, dans la perspective global, d’une part de promouvoir son industrialisation et de l’autre de mettre en valeur le secteur agricole et agroalimentaire dans le but de créer des emplois.

Le marché angolais est en pleine croissance quantitative et qualitative, c’est un marché encore peu concurrentiel avec des niveaux de marges très élevés. C’est un grand marché en devenir. Selon la Banque Mondiale, la proportion de la classe moyenne va quadrupler à l’horizon 2045 et la taille du marché va doubler sur la même période. C’est également un «marché tremplin» tourné vers l’Afrique australe, l’Afrique centrale et les pays lusophones d’Afrique qui sont en pleine croissance notamment le Mozambique et le Cap-Vert.

L’Angola dispose d’un cadre juridique souple et attractif, le pays a définitivement adopté le modèle d’économie de marché ouvert sur le monde. Le cadre juridique et institutionnel a été progressivement simplifié pour s’adapter à la modernisation de l’économie et aux attentes des entrepreneurs nationaux et étrangers.

Le gouvernement travaille sur une amélioration des conditions d’accueil et d’implantation des entreprises étrangères, à la fois par la modernisation des infrastructures qui favorise leur implantation et par la simplification des démarches administratives qui réduisent les lourdeurs bureaucratiques. La création des zones franches et la politique d’imposition dégressive en fonction du lieu d’activité de l’entreprise complète le dispositif qui vise à accroître l’attractivité du pays.

Un récent recensement de la population montre un poids démographique modéré avec 24,3 millions d’habitants soit 20 habitant au km2 et une croissance démographique d’environ 2,5% qui demeure maîtrisable ainsi qu’une structure de la pyramide des âges dynamique composée d’une population majoritairement jeune.