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Renégociation de la dette extérieure de l’Angola

24/04/2018

Graphique de la dette extérieure totale de l'Angola calculé en millions
La renégociation de la dette de l'État angolais avec les principaux partenaires sera l'une des priorités du gouvernement en 2018, a déclaré, à Luanda, le ministre des Finances, Archer Mangueira.


Le ministre a tenu ces propos lors d'une conférence de presse de l'équipe économique de l'Exécutif, conduite par le ministre d'État en charge du Développement économique et social, Manuel Nunes Júnior.

Le secrétaire d’Etat angolais à l’économie, Neto Costa, a confirmé cette intention à l’occasion de la conférence des investisseurs organisée à Washington par la Banque mondiale. Cette nouvelle décision devrait permettre au gouvernement angolais d’alléger un service de la dette extérieure, de plus en plus pesant pour l’économie nationale.

La dette extérieure angolaise, selon plusieurs sources aurait atteint 62,8% du produit intérieur brut (PIB) à la fin de l’exercice budgétaire 2017. En janvier 2018, le ministre des Finances, Archer Mangueira, avait déclaré que la dette publique extérieure du pays de l’Afrique australe s’élevait à 38,06 milliards $.

Cette tendance couplée à une baisse des réserves de change qui se sont établies à 13,29 milliards $, l’année passée, avait déjà poussé Luanda à envisager un flottement de la monnaie nationale, le kwanza.


Cette annonce survient, quelques jours après une demande d’appui du gouvernement angolais adressée au Fonds monétaire international (FMI), pour la mise en œuvre d’un « programme de stabilisation macro-économique ». Le gouvernement angolais a exprimé au Fonds monétaire international (FMI) une demande de soutien technique afin de mettre en œuvre un programme non financé appelé Instrument de coordination politique pour aider à mettre en œuvre les mesures contenues dans le Programme de stabilisation macroéconomique, qui a débuté en janvier 2018, selon précision faite par le ministère des Finances dans un communiqué.

Les prévisions de croissance du pays avaient été revues à la hausse, la semaine dernière, par le FMI, à 2,2% pour 2018. L’Economic Intelligence Unit a, quant à elle, tablé sur des résultats moins reluisants pour le pays, avec une croissance prévue pour atteindre seulement 1,7%.