Angola : 18 ans sans guerre

Largo da Independência em Luanda    Créditos de: Pedro Parente

Luanda - La conquête de la paix, "scellée" le 4 avril 2002 par le Gouvernement et l'UNITA, constitue l'un des moments les plus remarquables du pays au cours des 45 dernières années.

Cette étape importante, célébrée après la mort du leader historique du plus grand parti d'opposition, Jonas Savimbi, a facilité le processus de réconciliation nationale et l'instauration de l'État démocratique et de droit, malgré les grands défis qui subsistent encore dans ce domaine.

Le rétablissement de la paix, après 27 ans d'une guerre sanglante, qui a détruit le pays et coûté la vie à des milliers d'Angolais sur les champs de bataille, dans les champs, les villages et les villes, a été le moment le plus expressif des longues négociations entre le Gouvernement et l’UNITA.

C'est donc la fin d'un processus historique et d'une guerre entre frères qui a débuté en 1975, après le départ des colonisateurs portugais, dont les répercussions (sévères) se font encore sentir, aujourd'hui, de manière dure, dans la vie de la majorité des citoyens nationaux.

Pour "faire taire les armes", le pays a connu des étapes difficiles de négociations, qui ont abouti à des pactes de cessez-le-feu, dont l'Accord de Gbadolite, qui a permis la tenue de plusieurs réunions /sommets conjoints entre les parties, entre le 25 avril et 22 juin 1989.

De même, les accords Bicesse (31 mai 1991), Lusaka (20 novembre 1994), Lucusse, Moxico (2002) et complémentaires au pacte de Lusaka, paraphés à Luanda (4 avril 1991), ont été signés 2002, qui a mis fin à une étape d'incertitude parmi les Angolais.

Pour la classe politique du pays, interviewée par l'ANGOP, le silence définitif des armes, ainsi que l'approbation de la Constitution de la République et du Code pénal, font partie des grands acquis de 45 ans de souveraineté.

"Le plus grand gain est l'autodétermination des peuples, le bien suprême de tout peuple, ainsi que la paix, qui a été rétablie il y a plus de 18 ans", a déclaré le président du groupe parlementaire du MPLA, Américo Cuononoca.

Invité à commenter les réalisations et les défis du pays au cours des 45 années d'indépendance, le député a toutefois regretté que la période de guerre qui a ralenti le développement économique et détruit plusieurs infrastructures sociales et économiques.

À son avis, avec l'accession à l'indépendance nationale et, plus tard, à la paix, les Angolais ont retrouvé leur personnalité culturelle et leur identité nationale.

«Les gens peuvent désormais parler leurs langues nationales, qui étaient subordonnées et marginalisées à l'époque coloniale», a-t-il affirmé, soulignant que, pendant cette période, le Gouvernement angolais a entrepris un programme de formation du personnel.

Dans le domaine législatif, il a mis en exergue la Constitution de 2010 et l'approbation du nouveau Code pénal, conforme à la réalité actuelle du pays. «Aujourd'hui, nous avons un code pénal angolais, qui va maintenant être réapprécié au Parlement, mais adapté à notre réalité, à notre idiosyncrasie et à notre identité culturelle».

Dans le domaine économique, a-t-il dit, l’Angola a marqué des pas, mais la crise économique résultant de la baisse du prix du pétrole sur le marché international a été un grand «ennemi» pour le pays.

"Nous dépendons du pétrole, principal produit d'exportation et, au cours des 14 dernières années, le prix du pétrole brut sur le marché international a considérablement baissé, ce qui a provoqué des déséquilibres économiques", a admis le parlementaire.

Pour lui, les défis du pays incluent la promotion du développement économique et social.

«Le but ultime de tout Gouvernement est de satisfaire les besoins pressants de son peuple et c'est précisément ce à quoi l'Exécutif s'est engagé», a-t-il conclu.



L'UNITA met en relief les points forts et faibles


À son tour, le député de l'UNITA, Maurílio Luyele, admet que l'indépendance nationale a été une grande réussite pour le peuple angolais, mais regrette que cela "ait provoqué de fortes divisions et fractions accentuées durant la guerre".

Selon lui, sur le plan économique, le pays a régressé, car il continue à y avoir «de fortes fractures sociales et des inégalités sociales», malgré la stabilité politique et militaire.

Pour le parlementaire de l'UNITA, le plus grand parti d'opposition, l'instauration de la paix est un grand gain, mais, après presque 20 ans, la situation du pays et des Angolais devrait déjà s'améliorer.

Maurílio Luyele affirme, dans un autre domaine, que l'approbation de la Constitution de 2010 a représenté une avancée significative pour le pays, «bien qu'il y ait des aspects à améliorer, comme le modèle d'élection du Président de la République.

Comme défis, il cite l'approfondissement de la démocratie, la réforme de l'État, l'institutionnalisation du pouvoir local, le pluralisme des idées, la liberté d'expression et la presse efficace.

Pour lui, ce sont ces hypothèses qui favoriseront les réformes économiques nécessaires pour que le pays puisse avancer vers le développement durable.


PRS qualifie de déterminant le rétablissement de la paix

Le président du Parti de Rénovation Sociale (PRS), Benedito Daniel, estime que le rétablissement de la paix a été décisif afin que les Angolais puissent construire un avenir prometteur.

Cependant, il affirme que cet avenir prometteur pour le moment a été reporté, "en raison de la détérioration de la situation sociale et du tissu économique du pays ces dernières années".

"Nous avions un pays prodigieux, avec beaucoup de richesse et des possibilités d'augmentation de la production, des années d'or, mais malheureusement, nous n'avions pas de dirigeants à la hauteur", a-t-il critiqué.

Pour lui, il faudra désormais entreprendre un effort gigantesque pour que le pays se réaffirme dans le domaine économique, en se tournant vers la diversification de l'économie et l'augmentation de la production nationale.

Sur le plan législatif, le leader du PRS affirme que le pays a fait de grands progrès, car des lois fondamentales ont été adoptées, en l’occurrence la Constitution de 2010 et le nouveau Code pénal.

«C'était douloureux de travailler avec un code pénal qui était très en décalage avec notre réalité», a-t-il dit, admettant que le remplacement du code pénal portugais était une énorme réussite.

"Désormais, nous espérons qu'il n'y aura plus d'innocents à être condamnés, car la base du jugement du nouvel instrument juridique l'exige", a-t-il souligné.

Dans l’optique du PRS, les principaux défis auxquels le pays est confronté sont la mise en œuvre du pouvoir local et la diversification de l'économie, précisant que la tenue des élections municipalités permettrait de progresser.

Il reconnaît qu'il y a une augmentation significative de la production agricole dans le pays, mais regrette le manque d'industrie manufacturière et de routes pour l'acheminement des produits des campagnes vers les grandes métropoles.

Il recommande donc que le lieu de production agricole à grande échelle serve à créer des industries manufacturières, ce qui serait très bénéfique pour le pays.

La guerre n'a pas honoré les Angolais - FNLA

Le président du FNLA, Lucas Ngonda, affirme que, si l'indépendance n'avait pas croisé la guerre, du point de vue économique le pays aurait connu de grands progrès.

Il a rappelé que, même avant l'indépendance, l'Angola était l'une des colonies portugaises qui disposait déjà de nombreuses infrastructures, telles que des usines, des routes et des ponts, qui devaient servir de base à la nouvelle nation, mais, avec la guerre, tout a été détruit sur l’ensemble du territoire national.

Avec la conquête de la paix en 2002, selon le politique, le pays est entré dans une phase triomphale, mais il y avait, malheureusement, une élite qui s'est enrichie illicitement.

Il a salué d'ailleurs la lutte que mène le Président de la République, João Lourenço, pour récupérer les avoirs de l'État angolais qui sont entre les mains de particuliers.

Dans le domaine législatif, il a mis en exergue la Conférence multipartite de 1992, convoquée par l'ancien Président de la République, José Eduardo dos Santos, qui a instauré un État démocratique et de droit.

Il a encore fait savoir que, dès lors, une loi constitutionnelle a été votée, permettant à l'Angola d’avoir le statut d'un État démocratique et de droit, qu’il considère comme extrêmement important.

Parmi les grands défis du pays, le leader du FNLA affirme que la bataille pour l'indépendance économique du pays devait être inscrite au premier plan.

"Le Covid-19 a montré que dépendre économiquement, socialement et même politiquement d'autres puissances n'aide pas à la survie d'une nation", a-t-il ajouté.

Il est visible l'effort qui est déployé pour que le pays ait une agriculture viable, une communauté d'affaires nationale solide et des industries pour transformer les produits de la campagne, mais cela doit mériter le plein soutien des citoyens et de la Communauté internationale.

Il a évoqué également la nécessité de réaliser les élections municipales, "sinon nous aurons une démocratie incomplète qui ne remplira pas scrupuleusement sa mission".

La société civile salue la pacification et la reconstruction

Si, d'un autre côté, la classe politique considère l'accession à l'indépendance et le rétablissement de la paix comme deux gains majeurs pour le pays au cours des 45 dernières années, la société civile affirme qu’outre cela, il faut mettre l'accent sur la pacification, la réconciliation et la reconstruction des infrastructures sociales et économiques.

Se confiant à l'ANGOP, les leaders religieux et les universitaires estiment que le pays a connu, malgré la crise économique et financière, un développement important des infrastructures, au cours des 18 dernières années.

Parmi les avantages de l'indépendance et de la paix définitive, il y a lieu de citer la conquête de la liberté de pensée et d'expression, la mise en œuvre de la gratuité de l'éducation et de la santé, ainsi que la construction d'infrastructures scolaires et sanitaires dans toutes les localités du pays.

Selon l'évêque de l'Église de Notre-Seigneur Jésus-Christ dans le monde (Tocoista), Afonso Nunes, l'Angola a non seulement réussi à s'affirmer dans le contexte des nations, en tant que pays indépendant et souverain, mais a également étendu sa ligne d'action.

Afonso Nunes souligne qu'avec le rétablissement de la paix définitive en Angola et le silence des armes, les citoyens ont vu le rêve de l'espoir d'un futur renaître, avec l'ouverture de routes, qui a permis la libre circulation des personnes et des biens, et par conséquent, la mise en place de plusieurs infrastructures.

Au cours des 18 années de paix, a-t-il réitéré, l'Etat a réussi non seulement à étendre les infrastructures dans les différents domaines, mais aussi à augmenter les opportunités d'enseignement et d'apprentissage et de formation dans l'exécution de projets agricoles, bien qu'il existe encore des défis de développement.

À son tour,  l’évêque Inocêncio de Sousa affirme qu'avec l'accession à l'indépendance et le rétablissement de la paix, les Angolais se sont affirmés sur la scène politique internationale, avec une forte intervention dans la résolution des conflits dans la région des Grands Lacs.

Comme principaux défis, les interlocuteurs soulignent l'intensification de la lutte contre la corruption et la mauvaise gestion de la chose publique, considérant que l'Angola a tout le potentiel pour offrir des bonnes conditions à ses citoyens.

Source  :   

https://www.angop.ao/fr/noticias/politica/angola-18-anos-sem-guerra/

Mis à jour le  :   

10/11/2020

Largo da Independência em Luanda    Créditos de: Pedro Parente

Luanda – A conquista da paz, alcançada a 4 de Abril de 2002, pelo Governo e pela UNITA, constituiu um dos momentos mais marcantes do país, durante os últimos 45 anos.Este importante passo, celebrado depois da morte do líder histórico do maior partido da oposição, Jonas Savimbi, facilitou o processo de reconciliação nacional e a instauração do Estado democrático e de direito, apesar dos grandes desafios que ainda se colocam neste domínio.

A conquista da paz, depois de 27 anos de uma abrupta guerra, que destruiu o país e ceifou a vida de milhares de angolanos nos campos de batalha, nas lavras, aldeias e cidades, foi o momento mais expressivo de longas negociações entre o Governo e a UNITA.

Foi, pois, o fim de um processo histórico e de uma guerra entre irmãos que se iniciou em 1975, após a saída dos colonizadores portugueses, cujas repercussões (graves) ainda hoje se sentem, de forma dura, na vida da maioria dos cidadãos nacionais.

Para o "calar das armas", o país assistiu a difíceis etapas de negociações, que resultaram em pactos de cessar fogo, entre os quais o Acordo de Gbadolite, nascido de várias reuniões/cimeiras conjuntas entre as partes, no intervalo de 25 de Abril a 22 de Junho de 1989.

De igual modo, foram assinados os acordos de Bicesse (31 de Maio de 1991), Lusaka (20 de Novembro de 1994), Lucusse, Moxico (2002) e os acordos complementares ao Protocolo de Lusaka, rubricado em Luanda (4 de Abril de 2002), que pós fim a uma etapa de incertezas entre os angolanos.

Para a classe política do país, ouvida pela Angop, o calar definitivo das armas, a par da aprovação da Constituição da República e do Código Penal, estão entre os grandes ganhos dos 45 anos de soberania.

"O maior ganho é a auto-determinação dos povos, o bem supremo de qualquer povo, a seguir a paz, conquistada há 18 anos", exprime o presidente do Grupo Parlamentar do MPLA, Américo Cuononoca.

Convidado a pronunciar-se sobre as conquistas e os desafios do país durante os 45 anos de independência, o deputado lamentou, entretanto, o facto de se ter registado o período de guerra, que travou o desenvolvimento económico e destruiu várias infra-estruturas sociais e económicas.

No seu entender, com a conquista da independência nacional e, mais tarde da paz, os angolanos readquiriram a sua personalidade cultural e a sua identidade nacional.

"As pessoas podem, agora, falar as suas línguas nacionais, que eram subalternizadas e marginalizadas, na era colonial", sustenta, ressaltando o facto de, neste período, o Governo angolano ter empreendido um programa de formação de quadros.

No domínio legislativo, destaca a Constituição de 2010 e a aprovação do novo Código Penal, conformado com a actual realidade do país.

"Hoje, temos um Código Penal angolano, que agora vai ser reapreciado na casa das leis, mas adaptado à nossa realidade, idiossincrasia e identidade cultural".

No campo económico, afirma que o país marcou passos, mas a crise económica derivada da baixa do preço do crude no mercado internacional têm sido um grande "inimigo" para o país.

"Dependemos do petróleo, principal produto de exportação e, nos últimos 14 anos, o preço do crude no mercado internacional tem baixado consideravelmente, o que tem causado alguns desequilíbrios económicos", reconhece o parlamentar.

Para si, os desafios do país passam por promover o desenvolvimento económico e social.


"O fim último de qualquer Governo é a satisfação das prementes necessidades do seu povo e é justamente nisso que o Executivo está empenhado", finalizou.



UNITA aponta ganhos e recuos

Por sua vez, o deputado Maurílio Luyele, da UNITA, entende que a independência nacional foi uma grande conquista para o povo angolano, mas lamenta o facto de esta "ter ocorrido com divisões e fracturas acentuadas, que descambaram para a guerra".

Na sua óptica, o país regrediu, economicamente, porque continua a haver "fracturas sociais e desigualdades sociais acentuadas", apesar da estabilidade política e militar.

Para o dirigente da UNITA, o maior partido na oposição, a conquista da paz é um grande ganho, mas, depois de quase 20 anos, a situação do país e dos angolanos já devia ser melhor.

Maurílio Luyele afirma, noutro domínio, que a aprovação da Constituição de 2010 representou um avanço significativo para o país, embora reconheça que haja aspectos que precisam de ser melhorados, como o caso do modelo de eleição do Presidente da República.

Como desafios, aponta o aprofundamento da democracia, a reforma do Estado, a institucionalização do poder local, o pluralismo de ideias, a liberdade de expressão e de imprensa, de uma forma efectiva.

Para si, são estes pressupostos que vão favorecer as reformas económicas necessárias para o país poder deslizar rumo ao desenvolvimento sustentado.

PRS considera determinante conquista da paz

Já o presidente do Partido de Renovação Social (PRS), Benedito Daniel, entende que a conquista da paz foi determinante para os angolanos construírem um futuro promissor.

Todavia, afirma que este futuro promissor foi adiado, de momento, "por assistir-se, nos últimos anos, à degradação da situação social e do tecido económico do país".

"Tivemos um país portentoso, com muita riqueza e com possibilidades do aumento da produção, anos de ouro, mas, infelizmente, não tivemos dirigentes à altura", critica.

Para Benedito Daniel, será necessário, a partir de agora, empreender-se um esforço gigantesco para o país reafirmar-se no campo económico, com maior aposta na diversificação da economia e aumento da produção nacional.

No capítulo legislativo, o líder do PRS diz que o país “progrediu” bastante, porque foram aprovadas leis fundamentais, com a Constituição de 2010 e do novo Código Penal.

"Era penoso trabalhar com um Código Penal muito desenquadrado da nossa realidade", diz, frisando que a substituição do Código Penal português foi uma “conquista” enorme.

"Daqui em diante, esperamos não ter mais pessoas inocentes a serem condenadas, porque a base do julgado do novo instrumento legal assim o dita", sentencia.

Na visão do PRS, os grandes desafios do país passam pela implantação do poder local e pela diversificação da economia, caminhos que conduzirão o país ao desejado progresso social e ao desenvolvimento.

Benedito Daniel reconhece haver aumento significativo da produção agrícola no país, mas lamenta a falta de indústria transformadora e estradas para o escoamento dos produtos do campo para as grandes metrópoles.

O político recomenda, por isso, que o local da produção agrícola em grande escala devia servir para implantar indústrias transformadoras, o que seria muito benéfico para o país.

Guerra não honrou os angolanos - FNLA

Já o presidente da FNLA, Lucas Ngonda, refere que, se a independência não tivesse cruzado com a guerra, do ponto de vista económico o país teria muitos avanços.

A este propósito, recorda que, antes mesmo da independência, Angola era uma das colónias portuguesas que já tinha muitas infra-estruturas, como fábricas, estradas e pontes, que deviam servir de base para a nova nação, mas, com a guerra, foram destruídas em todo o país.

Com a conquista da paz, em 2002, segundo o político, o país entrou numa fase “triunfalista”, mas houve, infelizmente, uma elite que se enriqueceu de forma ilícita.

Lucas Ngonda elogia, a propósito, a luta que o Presidente da República, João Lourenço, está a travar para recuperar bens do Estado angolano que se encontram nas mãos de privados.

No domínio legislativo, destaca a Conferência Multipartidária de 1992, convocada pelo ex-Presidente da República, José Eduardo dos Santos, para a instauração de um Estado democrático e de direito.

Recorda, a propósito, que, a partir daí, foi votada uma Lei constitucional, que colocou Angola com o estatuto de um Estado democrático de direito, instrumento legal que o político considerou de extrema importância.

Entre os grandes desafios do país, o presidente da FNLA diz que a batalha pela independência económica deve inscrever-se no primeiro plano.

"A Covid-19 demonstrou que, afinal, depender económica, social e mesmo politicamente de outras potências não ajuda a sobrevivência de uma nação", vinca.

Nota que o esforço que está a ser feito para o país ter uma agricultura viável, um empresariado nacional robusto e indústrias para transformar os produtos do campo deve merecer todo o apoio dos cidadãos e da comunidade internacional.

Por último, Lucas Ngonda evoca, também, a necessidade da implantação das autarquias, "porque, se não, teremos uma democracia incompleta, que não vai cumprir escrupulosamente a sua missão".

Sociedade civil exalta pacificação e reconstrução

Se, por lado, a classe política aponta a conquista da independência e da paz como dois grandes ganhos do país nos últimos 45 anos, a sociedade civil sustenta que, além destes, devem ser ressaltados a pacificação, reconciliação e a reconstrução das infra-estruturais sociais e económicas.

Em declarações à Angop, religiosos e académicos consideram que o país registou, apesar da crise económica e financeira, significativo desenvolvimento em infra-estruturas, nos últimos 18 anos.

Entre os ganhos proporcionados pela independência e pela paz definitiva, destacam a conquista da liberdade de pensamento e de expressão, a implementação do ensino e da saúde gratuitos, a construção de infra-estruturas escolares e de saúde em todas as localidades do país.

De acordo com o bispo da Igreja Nosso Senhor Jesus Cristo no Mundo (Tocoista), Afonso Nunes, Angola não só conseguiu afirmar-se no contexto das nações, como país independente e soberano, como também alargou a sua linha de acção.

O bispo sublinha que, com o alcance da paz definitiva em Angola e o calar das armas, os cidadãos viram renascer o sonho de esperança por um futuro melhor, com a abertura das vias, que permitiram a livre circulação de pessoas e bens, e, consequentemente, a implantação de diversas infra-estruturas.

Ao longo dos 18 anos de paz, adianta, o Estado conseguiu não só alargar as infra-estruturas nos vários domínios, como também abriu portas ao aumento de oportunidades de ensino e aprendizagem e de formação, na execução de projectos agrícolas, apesar de serem ainda grandes os desafios do desenvolvimento.

Por sua vez, o bispo Manuel Inocêncio de Sousa, presidente da União das Igrejas do Espírito Santo (UIESA), avança que, com a conquista da independência e da paz, os angolanos ganharam protagonismo na arena política internacional, com forte intervenção na resolução de conflitos na região dos Grandes Lagos.

Para o reverendo João Jones, da Igreja Metodista Unida, a conquista da paz permitiu a livre circulação de cristãos e cidadãos em geral, participando no desenvolvimento do país, contribuindo na formação de quadros qualificados, através de universidades e estabelecimentos escolares de outros níveis.

O religioso aponta ainda as facilidades criadas para as confissões espalharem, por todos os cantos do país, a mensagem do evangelho, sem receios, reforçando os apelos para a união e conjugação de sinergias para o bem-estar de todos os angolanos.

O mesmo ponto de vista é defendido pelo líder espiritual da Igreja Bom Deus, Apóstolo Simão Lutumba, e pelo bispo da Igreja Fé Apostólica, Samuel Paquissi.

As duas entidades eclesiásticas avançam que, a partir de 2002, o Governo conseguiu, finalmente, centrar-se na edificação de infra-estruturas, como estradas, pontes, hospitais, escolas, entre outras.

Destacam ainda, entre outros, a reconstrução dos caminhos-de-ferro e a melhoria nos sectores eléctricos e águas, com a construção e reconstrução de barragens.

Manifestam a disponibilidade da igreja empenhar-se com mais afinco na área social, com destaque para a construção de escolas em várias localidades do país, ajudando o Executivo a levar os serviços sociais públicos nas comunidades.

Num outro sentido, os interlocutores apontam, como principais desafios, o incremento da luta contra a corrupção e má gestão do erário, considerando que Angola tem todas as potencialidades para haver condições condignas dos cidadãos.

Fonte  :   

https://www.angop.ao/noticias/politica/angola-18-anos-sem-guerra/

Atualizado  :   

10/11/2020

Livre de la Semaine

"Poemas de Angola"
Agostinho Neto

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" Il n'est pas nécessaire de réussir pour entreprendre, ni d'entreprendre pour réussir "
Le Duc d'Orange

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