Angola : 45 ans de défis économiques

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Luanda - Au cours des 45 ans d'indépendance nationale, proclamée le 11 novembre 1975, les questions économiques étaient en tête de l'agenda des autorités angolaises, constituant donc l'un des plus grands défis pour les Angolais.

Par Santos Rosa, journaliste de l’ANGOP  

La trajectoire économique de l'Angola après l'indépendance est caractérisée par des progrès et des échecs, parce que le plan de développement du pays a été affecté par les 27 ans de guerre, qui a tué, mutilé et déplacé des milliers de personnes, appauvri la plupart des Angolais, lacéré le tissus humains et détruit des infrastructures importantes.  

Lorsque, le 11 novembre 1975, le président de l'époque du MPLA, António Agostinho Neto, a proclamé l'indépendance de l'Angola de l'ancienne puissance coloniale (Portugal) et a assumé la direction de l'État, les Angolais ont créé des grandes attentes : la construction d'un pays qui leur apporterait le bien-être social, le développement et le progrès.  

Mais ces attentes avaient été déçues par la guerre fratricide, qui ne s'est terminée définitivement qu'en 2002. Pendant cette période, de nombreux cadres et de précieuses ressources humaines, susceptibles de contribuer au développement économique de la jeune nation, ont quitté le pays, provoquant un énorme déficit à cet égard.  

Le Gouvernement a dû faire face à cette contrainte, en combinant la gestion économique du pays et les efforts de guerre, dont les dépenses consommaient une grande partie des ressources du pays qui pouvaient être utilisées pour construire des infrastructures.

Réformes macroéconomiques


Ainsi, après l'indépendance et l'adoption d'un modèle économique centré sur l'État, le Gouvernement a créé en 1976 la Banque Nationale d’Angola et la Banque Populaire d’Angola, qui ont hérité les actifs et passifs de la Banque d’Angola et de la Banque Commerciale d'Angola, alors juste nationalisées.

Ainsi, les prémisses de la mise en œuvre des réformes macroéconomiques ont été créées. La première a été l'approbation, le 11 novembre 1976, de la Loi sur la monnaie nationale, qui a rendu possible, en 1977, l'échange de l'Escudo colonial contre le Kwanza (AOK), mesure importante en termes d'affirmation de la souveraineté nationale.  

En 1981, 1984 et 1986, afin de garantir une plus grande sécurité monétaire et de lutter contre les contrefaçons introduites sur le marché, de petites modifications ont été apportées aux billets de banque. José Eduardo dos Santos, en ce temps-là, était déjà Président de la République, en remplacement d’Agostinho Neto, décédé en septembre 1979.    

Toujours dans le cadre du modèle économique en vigueur à l'époque, en 1978, a été créée la Société nationale d'assurance et de réassurance d'Angola (ENSA) qui, avec la liquidation, en 1981, des compagnies d'assurances et autres institutions mutuelles alors existantes, a repris leurs actifs et passifs, ayant eu un monopole dans ce secteur au niveau national.  

Dans le nouveau système bancaire, la Banque nationale d'Angola a commencé à exercer les fonctions de banque centrale, commerciale, émetteur et caisse du Trésor, étant un organe de l'administration centrale de l'État, créée par la loi, en mai 1983, tandis que la Banque populaire angolaise n'était qu'un fonds de collecte d'épargne privée.  

Une autre réforme pertinente a été la création, en 1987, du Programme d'Assainissement Economique et Financier (SEF, sigle en portugais), qui visait à l'adoption du modèle d'économie de marché, une plus grande ouverture à l'initiative privée et d'autres actions favorisant la mobilisation des ressources financières, l'investissement (nationale et étrangère) et la stabilisation macro-économique.

À l'époque, l'économie angolaise était en proie à une grave crise causée par la baisse du prix du baril de pétrole de 30 dollars à 10 dollars, ce qui était inconcevable compte tenu de l'énorme effort de guerre. Avec le lancement du SEF, le Gouvernement cherchait une alternative au système socialiste d'économie centralisée, selon plusieurs économistes.

«Il y avait une orientation claire vers l'économie de marché, le système bancaire, le système de paiement et le financement de l'économie. Le FMI, avec ses programmes, a créé une certaine dualité économique en Angola », selon l'économiste José Cerqueira, l'un des membres de l'équipe qui a travaillé à la conception du SEF.

José Cerqueira a déclaré, lors d’une interview accordée au quotidienJornal de Angola, que cette dualité consistait à calculer le prix fiscal du pétrole, avec, par exemple, 50 dollars le baril, toutes les ressources étant gérées sous la supervision du Fonds monétaire international et devenu, par la suite, des programmes spéciaux pour le Président de la République.  

C'est également au cours de cette période qu'a été créée l'Agence nationale des investissements privés (ANIP), qui a été dissoute en 2015 et remplacée par l'actuelle Agence des investissements privés et des exportations d'Angola (AIPEX), dont la mission est de promouvoir les exportations et d'attirer les investissements privés.  

Transition et économie de marché

Les accords de New York, signés en 1988 entre le Gouvernement et l'UNITA, qui ont déterminé le retrait des troupes sud-africaines et cubaines du pays, ainsi que l'indépendance de la Namibie et l'éradication du régime d'apartheid en Afrique du Sud, a permis d’instaurer la paix et la stabilité en Angola.  

C'est à la suite de cet accord que le Gouvernement angolais a entamé des négociations avec les institutions et organes financiers internationaux, étant, par exemple, dans ce contexte qu'il a rejoint, en 1989, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale (BM) et la Banque internationale de Reconstruction et développement (BIRD).

Les réformes économiques se sont poursuivies et,en 1990, toujours dans le cadre de la politique fiscale, la monnaie nationale, le Kwanza, a été remplacée par le Nouveau Kwanza (AON) et, en 1991, le Gouvernement a dévalué le Nouveau Kwanza.

Après la signature des Accords de Bicesse, en mai 1991, entre le Gouvernement et l'UNITA, qui ont temporairement mis fin à la guerre civile, les bases ont été jetées pour l'émergence du multipartisme et la libéralisation conséquente de l'économie du pays, qui s’est concrétisé après les élections générales de 1992.  

Par exemple, de nouvelles banques publiques ont été créées et les premières institutions bancaires étrangères dans le pays ont été autorisées, telles que Totta & Açores (BTA), FomentoExterior (BFE), Português do Atlântico (BPA), entre autres, qui effectuaient essentiellement des opérations de change sur le marché secondaire et dans le financement des investissements à moyen et long terme.

La fin définitive de la guerre, en avril 2002, a permis de relancer l'économie, le pays étant considéré comme l'un de ceux à croissance rapide jusqu'en 2014, ce qui s'est traduit par une réduction de l'incidence de la pauvreté de 68%, en 2001, à 36,6%, en 2009, selon les données de l'Institut national de la statistique (2010).  

Il est à noter que c'est en 2014 que la Bourse de valeurs et dérivés (BODIVA) a été créée, chargée d'assurer la transparence, l'efficacité et la sécurité des transactions sur les marchés de valeurs mobilières, afin de stimuler la participation des petits investisseurs et la concurrence parmi tous les opérateurs.

La période en analyse a également été caractérisée par la reconstruction des infrastructures détruites pendant le conflit armé (principalement les hôpitaux, les écoles, les routes, les ponts, les usines, les voies ferrées et les aéroports) et la construction d'autres.  

Cependant, malgré les progrès significatifs réalisés en matière de stabilisation macroéconomique et de réformes structurelles, l'Angola continue de subir les effets de la baisse des prix du pétrole et des niveaux de production, un secteur qui contribue avec un tiers du produit intérieur brut (PIB) et avec plus de 90 pour cent des exportations du pays.

"La transformation d'une économie pétrolière dirigée par l'État vers un modèle de croissance mené par le secteur privé est un processus complexe et long et le secteur pétrolier continuera à jouer un rôle important pendant cette période de transition", prévient la Banque mondiale, dans une étude mis à jour en juillet de cette année (2020).

La Banque mondiale reconnaît cependant que la stabilité macroéconomique a été rétablie et maintenue grâce à un régime de taux de change plus flexible, une politique monétaire restrictive et un assainissement budgétaire adoptés après l'investiture du Gouvernement du Président João Lourenço en septembre 2017 .  

Point fort pour l'approbation de la loi sur la durabilité des finances publiques, qui introduit dans ce système des instruments à horizon pluriannuel, ainsi que définit les principaux mécanismes de suivi de sa performance.  

Dans le domaine fiscal, il y a lieu de souligner l'introduction de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) en 2019, dont le volume de collecte est passé de 75 milliards de Kwanzas par trimestre à environ 145 milliards de Kwanzas, pour la même période.

En ce qui concerne l'intégration régionale, des mesures importantes ont été prises pour renforcer la participation de l'économie angolaise aux marchés régionaux et internationaux.

Au niveau de la SADC, la discussion sur la mise en œuvre d'une zone de libre-échange est prévue. L'Angola a déjà ratifié ce protocole.

Le pays a également entamé le processus de préparation de l'offre tarifaire pour la zone de libre-échange continentale africaine, dont le protocole a déjà été ratifié cette année.

Crédibilité, diversification et investissement soutenu

Dans un autre volet, en 2019, le Programme Intégré d'Intervention dans les Municipale  (PIIM) a été lancé et mis en œuvre dans les 164 municipalités du pays, donnant priorité aux secteurs de l'énergie et de l'eau, de la santé, de l'éducation, de l'assainissement de base et de la construction de routes.

Le programme est financé avec l'équivalent en Kwanzas de deux milliards de dollars du Fonds Souverain d'Angola (FSDEA).  

Sur les 1.749 projets, 1.200 sont en cours d’exécution, 12 sont déjà achevés et 537 viennent démarrer dans le but d'améliorer les conditions de vie de la population.

Par ailleurs, le Gouvernement a établi le Plan d'Action pour la Promotion de l'Employabilité (PAPE) et le Renforcement du Processus de Régularisation Tardive, en dehors des 83 programmes visant la matérialisation du Plan de Développement National (PDN) 2018-2022 et qui est chaque année un élément prioritaire du Budget général de l’État (OGE).

Les lois de prévention et de lutte contre le blanchiment d'argent et les privatisations, la création du guichet unique pour les investisseurs, pour améliorer le climat des affaires, en plus de l'établissement d'un registre de protection sociale, pour protéger les plus vulnérables des effets des réformes, se distinguent parmi les mesures de l'Exécutif.

La Banque mondiale prédit cependant une baisse de la croissance dans le secteur non pétrolier, en raison des effets indirects de la baisse des prix du pétrole, de la réduction des importations de biens d'équipement, des conditions de financement plus restrictives, de la dépréciation du taux de change et des limitations des mouvements des personnes et des biens.

«La pandémie de Covid-19 et les problèmes économiques mondiaux qu'elle pose mettent en péril les réalisations de la stabilisation macro-économique et la transition de l'Angola vers un modèle de croissance plus durable et inclusif», conclut l'étude de la Banque mondiale.

Les projections d'institutions internationales telles que le FMI, la Banque mondiale, la BAD et d'autres sur l'évaluation des risques financiers, publiées en 2019, estimaient que, quatre ans après une récession insupportable, l'Angola pourrait à nouveau connaître une hausse de son indicateur de croissance entre 1 et 3%.

La dépendance quasi exclusive des exportations de pétrole fait que l'Angola, deuxième producteur de ce produit en Afrique subsaharienne, après le Nigéria, continue de subir les effets de la baisse des prix sur les marchés internationaux depuis le début de la crise en 2014, quand le baril de brut était à 117 dollars.  

La crise a eu un impact si négatif qu'elle a provoqué le report de la mise en œuvre de plusieurs projets économiques importants, avec une influence directe sur la vie de la population, confrontée au chômage, à l'insuffisance des structures sanitaires, éducatives et de logement, en plus de réduire drastiquement leur pouvoir d'achat.  

A cela s'ajoute le fait que les revenus résultant du boom pétrolier ont été détournés par un groupe d'individus qui, profitant de leur situation privilégiée dans l'appareil d'État, ont vidé les caisses et saisi le trésor, laissant le pays et le peuple en difficulté.  

En ce sens, le pari du Gouvernement est de diversifier l'économie du pays, en mettant fortement l'accent sur la promotion de l'agriculture et l'amélioration du climat des affaires, de sorte que la position de l'Angola dans le classement mondial des «affaires» soit parmi les meilleures dans les années à venir et lutter contre la corruption et l’impunité.

Dans le domaine de l'agriculture, des mesures ont été prises pour accroître la production nationale, rendre le secteur privé des affaires plus fort et plus compétitif, réduire les importations de biens de consommation essentiels et contribuer aux exportations du secteur non pétrolier de l'économie.  

D'ailleurs, en juillet 2018, l'exécutif a approuvé le programme de soutien à la production, diversification des exportations et de remplacement des importations (PRODESI), afin que les objectifs contenus dans le PDN soient atteints.

Déjà en exécution et visant à accélérer la diversification de la production nationale et la création de richesse, dans un ensemble de productions ayant un plus grand potentiel de création de valeur à l'exportation et de substitution des importations, le programme couvre les secteurs de l'alimentation et de l'agro-industrie.  

Les autres domaines sont les ressources minérales, le pétrole et le gaz naturel, la sylviculture et le textile, l'habillement et la chaussure, la construction et les travaux publics, les technologies de l'information et des télécommunications, la santé, l'éducation, la formation et la recherche scientifique, le tourisme et les loisirs.  

Dans le cadre de la promotion de la production nationale, jusqu'à septembre dernier, 589 demandes de financement ont été approuvées, dans le cadre des initiatives du Programme d’appui au crédit (PAC) pour soutenir les objectifs du PRODESI, selon le Président João Lourenço, dans son récent message sur l’État de la nation.

Il y a lieu de souligner le financement de plus de 300 coopératives familiales d'agriculteurs et d'éleveurs, ainsi que des coopératives de pêche artisanale marine, continentale et aquiculture. Le montant total décaissé s'élève à environ 144 milliards de kwanzas.

De nouvelles lois sur l'investissement privé et la concurrence ont également été adoptées, la dernière étant la première en Angola, qui a déterminé la création de l'Autorité de la concurrence, chargée de prévenir les situations d'abus de position dominante et de promouvoir et de défendre une saine compétitivité sur le marché.

Afin de réduire la participation de l'État à l'économie, en tant que producteur direct de biens et de services, et de promouvoir des conditions favorables à l'initiative privée, à l'investissement étranger et à l'acquisition de savoir-faire, il est en cours un processus de privatisation de plusieurs entreprises dans lesquelles l'État est l'actuel propriétaire ou a des participations.  

Selon le titulaire de l'Exécutif, «sur les 195 actifs à prendre en compte, jusqu'en 2022, 40 sont en phase d'appel d'offres public et 14 ont déjà été privatisés, apportant au Trésor national de plus de 31 milliards de kwanzas».

"Avec l'augmentation de la production nationale, nous aurons plus d'emplois, augmentant les revenus de la population et, par conséquent, améliorant la qualité de vie des Angolais, luttant ainsi contre la pauvreté", a souligné le Président de la République, dans son message sur l'état de la nation.  

En ce qui concerne la corruption, le pays a approuvé la loi sur le rapatriement forcé des capitaux et la perte de biens, qui établit que les détenteurs de biens patrimoniaux obtenus avec les ressources du trésor, par décision judiciaire, restituent le patrimoine acquis illégalement à l'État.

Auparavant, une autre loi était en vigueur pendant une période de 180 jours qui permettait la restitution volontaire des biens acquis illégalement.

Le Président João Lourenço a révélé que l'État avait subi un préjudice d'au moins 24 milliards de dollars, un montant qui dépasse la valeur de la dette de l'Angola envers son principal créancier, la Chine.

Selon João Lourenço, l'État a récupéré 4.904.007.841,82 dollars, dont 2.709.007. 842,82 dollars en espèces et 2.194.999. 999,00 dollars en biens immobiliers, usines, terminaux portuaires, immeubles de bureaux et de logements, stations de radio et télévision, établissements commerciaux et autres.  

Toujours en matière de lutte contre la corruption, l'impunité et le blanchiment d'argent, plusieurs procédures pénales et civiles sont en cours dans tout le pays, tandis que d'autres affaires ont déjà été conclues.  

Par ailleurs, nous soulignons l'approbation, en novembre 2019, de la loi sur la prévention et la lutte contre le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive, remplaçant celle de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, approuvé en 2010.  

La nouvelle loi laisse les personnes politiquement exposées (PEP) soumises à des diligences accrues, d’après une recommandation du Groupe d'action financière internationale (GAFI), avec l'intention d'empêcher le paiement des entités financières domiciliées en offshores, liées à des organisations criminelles.  

C'est sous le signe de la lutte contre la corruption, principale bannière de la campagne électorale du parti vainqueur des élections d'août 2017, le MPLA, et assumée par son leader et Président de la République, João Lourenço, qui marque le 45e anniversaire de l'indépendance nationale.

C'est une tâche ardue et complexe, avec une forte opposition de la part de ceux qui se sont indûment et illégalement saisis des fonds publics, mais qui a le soutien de la plupart des Angolais, qui veulent la moralisation de la société et la juste répartition des richesses du pays.  

En substance, l'Angola célèbre 45 ans d'indépendance dans un contexte où le Gouvernement tente de revitaliser l'économie du pays, profondément affectée par les crises économiques et financières cycliques, résultant de la forte baisse du prix du pétrole, sa principale source de revenus, et maintenant pour la pandémie de Covid-19.

Pour relancer l'économie, l'exécutif angolais, désormais dirigé par le Président João Lourenço, a adopté, au fil des ans, plusieurs mesures macro-économiques, dans une perspective de diversification économique, en mettant l'accent sur les investissements dans les secteurs de l'agriculture, des mines, de la pêche et l'industrie manufacturière.

Source  :   

https://www.angop.ao/fr/noticias/economia/angola-45-anos-de-desafios-economicos/

Mis à jour le  :   

10/11/2020

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Luanda - A vertente económica continua a ser um dos grandes desafios das autoridades angolanas na análise dos 45 anos de Independência Nacional, conquistada a 11 de Novembro de 1975.

(Por Santos Rosa, jornalista da ANGOP)

Luanda - Teóricos de várias latitudes consideram que um país só é verdadeiramente livre quando, além da independência política, obtêm também a independência económica.

A história pós-independência de Angola é caracterizada por avanços e retrocessos, pelo facto de o plano de desenvolvimento do país ter sido afectado pela guerra de 27 anos, que matou, mutilou e deslocou milhares de pessoas, empobreceu grande parte dos angolanos, dilacerou o tecido humano e destruiu importantes infraestruturas.

Quando, a 11 de Novembro de 1975, o então presidente do MPLA, António Agostinho Neto, proclamou a independência de Angola da ex-potência colonial (Portugal) e assumiu a liderança do Estado, os angolanos criaram enormes expectativas na construção de um país que lhes proporcionasse bem-estar social.

Mas essas expectativas foram frustradas pela guerra fratricida, que só terminou definitivamente em 2002. Nesse período, muitos quadros e recursos humanos valiosos, que poderiam contribuir para o desenvolvimento económico da jovem nação, deixaram o país, causando um enorme défice neste aspecto.

O Governo teve de lidar com este constrangimento, combinando a gestão económica do país com os esforços de guerra, cujas despesas consumiam grande parte dos recursos do país que poderiam ser usados para construir infraestruturas.

Reformas macroeconómicas

Assim, após a independência e a adopção de um modelo económico centrado no Estado, em 1976, o Governo criou o Banco Nacional de Angola e o Banco Popular de Angola, que herdaram os activos e passivos do Banco de Angola e do Banco Comercial de Angola, então nacionalizados.

Dessa forma, foram criadas as premissas para a implementação das reformas macroeconómicas. A primeira delas foi a aprovação, a 11 de Novembro de 1976, da Lei da Moeda Nacional, que possibilitou, em 1977, a substituição do Escudo colonial pelo Kwanza (AKZ), medida importante no sentido da afirmação da soberania nacional.

Em 1981, 1984 e 1986, com o objectivo de garantir uma maior segurança cambial e de combater as contrafacções do dinheiro então introduzido no mercado, foram efectuadas pequenas alterações às notas, tendo José Eduardo dos Santos como Presidente da República, após substituição, em 1979 , Agostinho Neto, falecido em setembro do mesmo ano.

Ainda no âmbito do modelo económico então vigente, foi criada, em 1978, a Sociedade Nacional de Seguros e Resseguros de Angola (ENSA), a qual, com a liquidação, em 1981, das seguradoras e demais instituições mútuas então existentes, assumiu os seus activos e passivos, conquistando o monopólio deste sector a nível nacional.

No novo sistema bancário, o Banco Nacional de Angola passou a exercer as funções de banco central, comercial, emissor e caixa do tesouro, sendo órgão da Administração Central do Estado, criado por lei, em Maio de 1983, enquanto o Banco Popular de Angola era apenas um fundo de captação de poupança privada.

Outra reforma relevante foi a criação, em 1987, do Programa de Saneamento Económico e Financeiro (SEF), que visava a adopção do modelo de economia de mercado, maior abertura à iniciativa privada e demais acções que favorecessem a mobilização de recursos financeiros, o investimento (nacional e estrangeiro) e a estabilização macroeconômica.

Na altura, a economia angolana era assolada por uma grave crise provocada pela queda do preço do barril de petróleo de USD 30 para USD 10, o que era insustentável devido ao enorme esforço de guerra.

Com o lançamento do SEF, o Governo procurava uma alternativa ao então sistema socialista de economia centralizada, segundo vários economistas.

“Havia uma orientação clara para a economia de mercado, o sistema bancário, o sistema de pagamentos e o financiamento da economia. Basicamente isso. O FMI, com os seus programas, criou uma certa dualidade económica em Angola ”, segundo o economista José Cerqueira, um dos membros da equipa que trabalhou na concepção do SEF.

José Cerqueira disse, em entrevista ao Jornal de Angola, que esta dualidade consistia no cálculo do preço fiscal do petróleo, sendo que, por exemplo, até USD 50 o barril, todos os recursos eram geridos sob a supervisão do Fundo Monetário Internacional, passando, a partir daí, a ser programas especiais do Presidente da República.

Foi também nesse período que se criou a Agência Nacional de Investimento Privado (ANIP), extinta em 2015 e substituída pela actual Agência Agência de Investimento Privado e Promoção das Exportações de Angola (AIPEX), que tem como missão promover as exportações e atrair investimento privado.

Transição e economia de mercado

Os Acordos de Nova Iorque, assinados em 1988 entre o Governo e a UNITA e que ditaram a retirada das tropas sul-africanas e cubanas do solo angolano, bem como a independência da Namíbia e a erradicação do regime de apartheid na África do Sul, permitiram a concretização da paz e estabilidade em Angola.

Foi após esse entendimento que o Governo angolano iniciou negociações com instituições e organismos financeiros internacionais, sendo, por exemplo, neste contexto que aderiu, em 1989, ao Fundo Monetário Internacional (FMI), ao Banco Mundial (BM) e ao Banco Internacional de Reconstrução e Desenvolvimento (BIRD).

As reformas económicas prosseguiram e, em 1990, novamente no âmbito da política fiscal, a moeda nacional, o Kwanza, foi substituída pelo Novo Kwanza (AON) e, em 1991, o Governo desvalorizou o Novo Kwanza.

Após a assinatura dos Acordos de Bicesse, em Maio de 1991, entre o Governo e a então rebelde UNITA, que puseram temporariamente fim à guerra civil, foram lançadas as bases para o surgimento do sistema multipartidário e a consequente liberalização da economia do país, com início após as eleições gerais de 1992.

Por exemplo, foram criados novos bancos públicos e autorizadas as primeiras instituições bancárias estrangeiras no país, como o Totta & Açores (BTA), o de Fomento Exterior (BFE), o Português do Atlântico (BPA), entre outros, que actuavam essencialmente em operações de câmbio no mercado secundário e no financiamento de investimentos de médio e longo prazo.

O fim definitivo da guerra, em Abril de 2002, permitiu reanimar a economia, sendo o país considerado um dos que mais cresceu no período até 2014, traduzido na redução da incidência de pobreza de 68 por cento em 2001 para 36,6 por cento em 2009, segundo dados do Instituto Nacional de Estatística (2010).

De referir que foi em 2014 que se criou a Bolsa de Valores e Derivados de Angola (BODIVA), responsável por garantir a transparência, eficiência e segurança das transacções nos mercados regulamentados de valores mobiliários, para estimular a participação dos pequenos investidores e a concorrência entre todos os operadores.

O período em análise também se caracterizou pela reconstrução das infraestruturas destruídas durante o conflito armado (principalmente hospitais, escolas, estradas, pontes, fábricas, ferrovias e aeroportos) e construção de outras.

No entanto, apesar dos significativos progressos alcançados na estabilização macroeconómica e nas reformas estruturais, Angola continuou a sofrer os efeitos da queda dos preços do petróleo e dos níveis de produção, sector que contribui com um terço do Produto Interno Bruto (PIB) e com mais de 90 por cento das exportações do país.

“A transformação de uma economia petrolífera estatal para um modelo de crescimento liderado pelo sector privado é um processo complexo e de longo prazo e o sector petrolífero continuará a desempenhar um papel importante durante este período de transição”, alerta o BM, em estudo actualizado em Julho deste ano.

Ainda no que concerne às reformas, destaque para a aprovação da Lei de Sustentabilidade das Finanças Públicas, que introduz neste sistema instrumentos com horizonte plurianual e define os principais mecanismos de acompanhamento do seu desempenho.

No domínio fiscal, realça-se a introdução do Imposto sobre o Valor Acrescentado (IVA), em 2019, cujo volume de arrecadação para esta classe de imposto passou de AKZ 75 mil milhões por trimestre para cerca de AKZ 145 mil milhões em igual período.

No que diz respeito à integração regional, foram dados passos significativos para aumentar a participação da economia angolana nos mercados regionais e internacionais.

A nível da Comunidade de Desenvolvimento da África Austral (SADC), esperam-se discussões para a implementação da Zona de Comércio Livre, cujo protocolo Angola já ratificou.

O país iniciou também o processo de preparação da Oferta Tarifária da Zona de Comércio Livre Continental Africano, cujo protocolo também já foi ratificado, este ano.


Credibilidade, diversificação e investimento sustentado

Por outro lado, em 2019, foi lançado o Programa Integrado de Intervenção nos Municípios (PIIM), implementado nos 164 municípios do país, com prioridade para os sectores de energia e água, saúde, educação, saneamento básico e construção de estradas.

O programa é financiado com um montante equivalente em Kwanzas a dois mil milhões de dólares do Fundo Soberano de Angola (FSDEA).

Das 749 obras, 1.200 estão em execução, 12 já concluídas e 537 em preparação para arrancar, com o objectivo de melhorar significativamente a qualidade de vida da população.

Adicionalmente, o Governo estabeleceu o Plano de Acção para a Promoção da Empregabilidade (PAPE) e o Reforço do Processo de Regularização da Inadimplência, envolvendo os 83 programas que prevêem a implementação do Plano de Desenvolvimento Nacional (PDN) para o período 2018-2022 e que continua anualmente como um item prioritário do Orçamento do Estado (OGE).

Entre as medidas do Executivo, destacam-se as Leis de Prevenção e Combate ao Branqueamento de Capitais e das Privatizações, a criação do Balcão Único para Investidores, objectivando a melhoria do ambiente de negócios, para além do estabelecimento de um registo de protecção social, para a protecção dos mais vulneráveis dos efeitos das reformas.

O BM prevê, no entanto, redução do crescimento do sector não petrolífero, devido aos efeitos indirectos da queda dos preços do petróleo, diminuição das importações de bens de capital, condições de financiamento mais restritivas, depreciação cambial e limitações na circulação de pessoas e bens.

“A pandemia Covid-19 e a turbulência económica global por ela provocada estão a pôr em causa as conquistas da estabilização macroeconómica de Angola e a transição do país para um modelo de crescimento mais sustentável e inclusivo”, conclui o estudo do BM.

Projecções de instituições internacionais, como o FMI, BM, BAD (Banco Africano do Desenvolvimento) e outras de avaliação de risco financeiro, divulgadas em 2019, estimam que Angola poderá, quatro anos após uma recessão insuportável, voltar a experimentar uma subida do seu indicador de crescimento entre 1 e 3 por cento.

A dependência quase exclusiva das exportações de petróleo faz com que Angola, 2º maior produtor deste produto na África subsahariana, depois da Nigéria, continue a sofrer com a queda dos preços no mercado internacional desde o início da crise em 2014, quando o barril do crude estava cotado em 117 Dolares.

A crise teve um impacto tão negativo que causou o adiamento da implementação de diversos projectos económicos importantes, com reflexo directo na vida da população, diante do desemprego e de insuficiência de saúde, estruturas educacionais e habitacionais, além de reduzir drasticamente o seu poder de compra.

Soma-se a isso o facto de as receitas decorrentes do boom do petróleo terem sido desviadas por um grupo de indivíduos que, aproveitando a sua condição privilegiada no aparelho do Estado, apoderaram-se do erário, deixando o país e o povo em enormes dificuldades.

Neste sentido, o investimento do Governo está centrado na diversificação da economia do país, com forte ênfase na promoção da agricultura e na melhoria do ambiente de negócios, procurando posicionar Angola no ranking mundial do doing business entre os melhores dos próximos anos, e no combate à corrupção e impunidade.

No domínio da agricultura, têm sido tomadas medidas para aumentar a produção nacional, tornar o sector privado empresarial mais forte e competitivo, reduzir as importações de bens de consumo essenciais e contribuir para as exportações do sector não petrolífero da economia.

Em Julho de 2018, o Executivo aprovou o Programa de Apoio à Produção, Diversificação das Exportações e Substituição das Importações (PRODESI), tendo em vista as metas constantes do Programa de Desenvolvimento Nacional (PDN).

Já em curso e visando acelerar a diversificação da produção nacional e a geração de riquezas, num conjunto de produções com maior potencial de gerar valor exportador e substituição de importações, o programa centra-se nos sectores alimentar e agroindustrial.

Outras áreas são as dos recursos minerais, petróleo e gás natural, silvicultura e têxteis, vestuário e calçado, construção e obras públicas, tecnologias de informação e telecomunicações, saúde, educação, formação e investigação científica, turismo e lazer.

No âmbito do fomento da produção nacional, até Setembro deste ano, foram aprovados 589 pedidos de financiamento, no âmbito das iniciativas do Programa de Apoio ao Crédito (PAC) para apoiar os objectivos do PRODESI, segundo o presidente João Lourenço, em recente mensagem sobre o Estado da Nação.

Destaque para o financiamento de mais de 300 cooperativas de agricultores familiares e pecuaristas, além de cooperativas marinhas artesanais, continentais e de aquicultura. O valor total desembolsado atinge cerca de 144 mil milhões de Kwanzas.

Foram também aprovadas novas leis do Investimento Privado e da Concorrência, sendo esta última a primeira em Angola, que ditou a criação da Autoridade da Concorrência, responsável pela prevenção de situações de abuso de posição dominante e promoção e defesa de uma sã concorrência no mercado.

Para reduzir a participação do Estado na economia, como produtor directo de bens e serviços, e com vista à promover condições favoráveis à iniciativa privada, ao investimento estrangeiro e à aquisição de know-how, decorre a privatização de várias empresas em que o Estado é o actual proprietário, ou tem participações.

Segundo o titular do Poder Executivo, dos 195 activos a ter em conta, até 2022, estão em fase de licitação 40 e 14 já foram privatizados, resultando num encaixe para o Tesouro Nacional de mais de 31 bilhões Kwanzas.

“Com o aumento da produção nacional, vamos ter mais empregos, aumentar o rendimento da população e, consequentemente, melhorar a qualidade de vida dos angolanos, combatendo assim a pobreza”, frisou o Presidente da República.

No que se refere à corrupção, o país aprovou a Lei de Repatriamento Coercivo de Capitais e Perda Alargada de Bens, que estabelece que os titulares de bens patrimoniais obtidos com recursos do tesouro, por decisão judicial, devolvam ao Estado os recursos adquiridos ilegalmente.

Antes disso, vigorou outra lei por um período de 180 dias, que permitia a devolução voluntária de bens obtidos ilegalmente.
O presidente João Lourenço revelou que o Estado foi lesado em pelo menos 24 mil milhões de Dólares, montante que supera o valor da dívida de Angola ao seu principal credor, a China.

Segundo João Lourenço, o Estado recuperou USD 4,9 mil milhões, dos quais USD 2,7 mil milhões à vista e USD 2,1 mil milhões em imóveis, fábricas, terminais portuários, edifícios de escritórios e habitações, estações de rádio e televisão, gráficas, estabelecimentos comerciais e outros.

Ainda no que se refere ao combate à corrupção, impunidade e lavagem de dinheiro, diversos processos criminais e cíveis estão em andamento em todo o país, enquanto outros já foram finalizados.

Além disso, destaque para a aprovação, em Novembro de 2019, da Lei de Prevenção e Combate ao Branqueamento de Capitais, Financiamento do Terrorismo e da Proliferação de Armas de Destruição em Massa, em substituição à Lei do Combate ao Branqueamento de Capitais e do Financiamento ao Terrorismo, aprovada em 2010.

A nova lei deixa pessoas politicamente expostas (PEP) sujeitas a diligências reforçadas e é uma recomendação do Grupo de Acção Financeira Internacional (GAFI), com o intuito de inibir o pagamento de entidades financeiras domiciliadas em offshores, ligadas a organizações criminosas.

É sob o signo do combate à corrupção, principal bandeira da campanha eleitoral do partido vencedor das eleições de Agosto de 2017, o MPLA, e assumido pelo seu dirigente e Presidente da República, João Lourenço, Angola celebra os 45 anos de independência.

É uma tarefa árdua e complexa, com forte oposição de quem se apoderou indevida e ilegalmente de fundos públicos, mas que conta com o apoio da maioria dos angolanos, que pretendem a moralização da sociedade e a justa distribuição das riquezas do país.

Em suma, os angolanos celebram o 45º aniversário da sua independência num contexto em que o Governo está engajado na revitalização da economia do país, profundamente afectada pelas cíclicas crises económicas e financeiras decorrentes da forte queda do preço do petróleo (sua principal fonte de receitas, secundada pelos diamantes) e agora pela pandemia da Covid-19.

Neste contexto, para relançar a economia do país, o Executivo angolano, agora liderado pelo Presidente João Lourenço, tem vindo a adoptar, ao longo dos anos, diversas medidas macroeconómicas, com realce para a diversificação económica, consubstanciada, fundamentalmente, no investimento nos sectores da agricultura, mineração, pesca e indústria manufatureira.

Fonte  :   

https://www.angop.ao/noticias/economia/angola-45-anos-de-desafios-economicos/

Atualizado  :   

10/11/2020

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" Il n'est pas nécessaire de réussir pour entreprendre, ni d'entreprendre pour réussir "
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