Biographie d’Agostinho Neto

Le premier président angolais, António Agostinho Neto
Photo cédée



Biographie d’Agostinho Neto

1922 

À cinq heures le 17 septembre, il est né dans le village de Kaxicane, paroisse de S. José, municipalité d’Icolo et Bengo, dans le district de Luanda, étant le fils du pasteur évangéliste Agostinho Pedro Neto et de l’institutrice Maria da Silva Neto. 


1930 

Accompagne les parents dans le changement de résidence à Luanda. 


1933 

L’enseignement primaire, qui lui a été donné par ses parents, se termine et a été approuvé avec distinction. 


1934 

Il s’inscrit le 14 février au Liceu Salvador Correia (maintenant appelé Magistère Mutu ya Kevela). 


1936 

Il fait sa première prière publique lors d’une cérémonie funéraire en l’honneur du missionnaire méthodiste Robert Shields, organisée par les évangélistes de la Ligue nationale africaine. 


1938 

Il reçoit le 1er prix d’un concours de poésie promu par l’Église lusitanienne portugaise. Dans le journal O Estudante, l’organe des étudiants du Liceu Salvador Correia, il publie un article intitulé « Héros », dans lequel il se réfère aux héros du bien et du mal et critique les despotes, exhortant ses collègues à la solidarité.


1942 

Commence la collaboration dans les journaux The Banner, of the Methodist Church et The Lighthouse. 


1943 

Il fonde le Centre de la jeunesse évangélique angolaise (JaSC), dans le but de soutenir les élèves du primaire ayant des difficultés d’apprentissage, en particulier en langue portugaise. Il fait partie du corps éditorial de The Student. 


1944 

Avec un classement élevé, il a terminé en janvier le cours du lycée, un cours qu’il a suspendu pendant trois ans, afin d’accompagner, à la volonté de ses parents, le frère aîné qui avait été en retard à l’école. Il vivra six mois avec ses parents dans la région de Piri à Dembos, où les paysans lui inspirent des poèmes qu’il détruira plus tard, les considérant comme naissants. Grâce à la compétition, il rejoint le cadre administratif des services de santé et d’hygiène de l’Angola, étant placé à Malanje.



1946 

Il est transféré aux services de santé de Bié. Il publie dans le journal O Farolim un article dans lequel il attire l’attention des jeunes sur les problèmes de la terre et de ses habitants, critiquant la tendance à « l’euro-tropisme ». 


1947 

Grâce à ses économies et à la perspective d’une bourse (qui lui sera plus tard attribuée), il se rend au Portugal, s’inscrivant à la Faculté de médecine de l’Université de Coimbra. 

1948  Il publie des poèmes dans la revue Mensagem, de l’Association des Naturels d’Angola. Élu Secrétaire général de la délégation de la Maison des Etudiants de l’Empire (CEI) à Coimbra. Il commence à collaborer avec le magazine Meridiano, un organe de la délégation de Coibrã de la CEI.


1949 

Participe au front de soutien au candidat de l’opposition à la présidence de la République, le général Norton de Matos. Il édite, en partenariat avec Lúcio Lara et le mozambicain Orlando de Albuquerque, la publication culturelle Momento, présentée en fascicules pour éviter toute censure préalable.


1950 

En novembre, il s’installe à Lisbonne, où il poursuit ses études de médecine.


1951 

Il a fondé clandestinement le Centre d’études africaines (CEA), en partenariat avec Amílcar Cabral, Mário Pinto de Andrade, Marcelino dos Santos et Francisco José Tenreiro. Élu représentant des colonies portugaises au sein du Mouvement de la jeunesse pour l’unité démocratique (MUD).


1952 

Arrêté à Lisbonne le 23 mars, recueillant des signatures liées à la paix dans un document préconisant un pacte entre les cinq grandes puissances mondiales : les États-Unis, l’URSS, la Chine, la France et l’Angleterre. Restauré à la liberté le 20 juin.

1953 

Il participe au IIIe Congrès mondial des étudiants à Varsovie, en Pologne, et au 4e Festival mondial de la jeunesse à Bucarest, en Roumanie, où il a revendiqué le droit des étudiants de diverses « provinces d’outre-mer » de défiler isolément pour représenter leur patrie. 

1954 

Il participe à la 5ème Assemblée des Délégués de la MUD Juvénile, étant élu au comité central respectif. Il participe à la fondation à Lisbonne de l’African Maritime Club, qui établit des liens entre étudiants et travailleurs de la mer, en les utilisant comme « bureau de poste clandestin » entre la Métropole, l’Afrique et le Brésil.


1955 

Arrêté par le PIDE, le 9 février, en tant que membre du comité central de la MUD juvénile, il commence à être emprisonné au Fort de Caxias. Transféré, le 14 août, à la chaîne PIDE à Porto. Contre leur emprisonnement et celui d’autres jeunes démocrates, nombreux Français intellectuels, ou résidents de France, ils envoient en novembre au président de la République portugaise un télégramme de protestation dans lequel sont incluses les signatures de Louis Aragon, Jean Cocteau, Jean-Paul Sartre, Tristan Tzara, Elsa Triolet, Simone de Beauvoir, Henri Lefebvre, Andres Kedros, Nicolás Guillén, Diego Rivera, Siqueiros, etc.

 

1958 

Le 27 octobre, il a obtenu un diplôme de la Faculté de médecine de Lisbonne. Le jour même de son diplôme, elle épouse Maria Eugénia da Silva. En novembre, il a donné une conférence culturelle à la Casa dos Estudantes do Império.


1959 

Il se spécialise en pédiatrie à l’hôpital de D. Estefânia et suit le cours de médecine tropicale à l’hôpital d’outre-mer. Le 9 novembre, son fils Mário Jorge est né. Il retourne en Angola, embarquant le 22 décembre à la jetée de Rocha do Conde de Óbidos.


1960 

Il ouvre un bureau à Luanda, dans le quartier de S. Paulo, où il est assisté par son épouse, Maria Eugénia. * Participe à des réunions avec divers groupes de patriotes qui avaient pour but la libération coloniale. * Il est nominé pour la direction, sur le territoire angolais, du MPLA nouvellement créé, qui est présenté en janvier à la II Conférence des peuples africains à Tunis. * Le 8 juin, il a été personnellement arrêté par le directeur adjoint de pide dans son bureau, en raison du fait qu’il a été arrêté, avec des documents compromettants, un messager que le MPLA a envoyé à l’étranger. * Le peuple de son pays natal, en apprenant son arrestation, se manifeste spontanément à côté du bâtiment de l’administration de la municipalité, étant la cible d’une répression violente, traduite par la mort de 30 personnes et 200 blessés, un fait qui est entré dans l’histoire comme « le massacre d’Icolo et Bengo ». * Face aux troubles générés par son incarcération, en août, il est transféré à Lisbonne, avec la promesse (non tenue) qu’à son atterrissage, il serait libéré. * Déporté au Cap-Vert le 15 octobre, il est établi sur l’île de Santo Antão en tant que vice-ministre de la Santé, puis transféré à Praia, sur l’île de Santiago, dans l’hôpital (qui porte maintenant le nom) a pratiqué la médecine. * Son premier recueil de poèmes est publié à Lisbonne par la Casa dos Estudantes do Império, dans le recueil « Autores Ultramarinos ». La direction du MPLA à l’étranger (dirigé par Mário Pinto de Andrade, Viriato da Cruz et Lúcio Lara) le désigne comme « Président d’honneur ». 


1961 

Le 23 juillet, sa fille Irene Alexandra est née à Lisbonne, qui n’aura l’occasion de voir que le 17 septembre, le jour où elle aura 39 ans et que la jeune fille et sa mère débarqueront au Cap-Vert. Il est de nouveau arrêté, le 26 septembre, pour avoir affiché une photo sur laquelle des militaires de l’armée coloniale arboraient fièrement la tête d’un guérillero angolais coincé dans un bâton. Le 10 octobre, il a été transféré à Lisbonne, entrant dans la prison d’Aljube le 17. Préoccupés par sa situation, certains des écrivains les plus prestigieux d’Angleterre se prononcent pour leur défense dans les pages du Times le 10 octobre, souscrivant à des noms de documents tels que Doris Lessing, Iris Murdoch, John Osborne, Angus Wilson, C. Day Lewis et d’autres.

 

1962 

À la suite des pressions exercées sur les autorités portugaises par un grand mouvement de solidarité internationale, il a été libéré le 24 mars, alors qu’il était soumis à un régime de résidence fixe à Lisbonne. Il obtient l’autorisation d’exercer la médecine à Lisbonne, à l’hôpital de Santa Marta. Grâce à une opération mise en place par le PCP, il s’enfuit le 30 juin en bateau vers Rabat, au Maroc, accompagné de sa famille. En juillet, il arrive à Léopoldville, où le MPLA a alors ses bureaux respectifs, après avoir tenu une conférence de presse aux larges répercussions. Le 1er décembre, il a été élu président du Bureau politique et du Comité directeur du MPLA lors de sa conférence nationale à Léopoldville, qui marque sa scission avec Viriato da Cruz, qui rejoint le mouvement rival : le FNLA.


1963 

En janvier, la 2ème Région Politico-Militaire s’ouvre à Cabinda, où se forment les cadres de la lutte de libération. Au début de l’année, il fait un voyage à travers plusieurs capitales, dans lequel il cherche à faire connaître ses identités politiques en quête de soutien, en commençant par Washington et en suivant Rabat, Alger, Tunis, Bonn, Londres, Paris et Rome. Du 17 au 20 février, il est à Milan, où il assiste au lancement d’un recueil de poèmes de son cru, organisé et traduit par Joyce Lussu et intitulé Con Occhi Asciuti (Avec les yeux secs). En mai, il participe à Ababa à la conférence constitutive de l’Organisation de l’unité africaine (OUA). En juin, il a été arrêté temporairement, avec Lucio Lara, par la police de Léopoldville, lors d’une agression policière contre le siège du MPLA. En juillet, il a transféré la délégation du MPLA de Léopoldville à Brazzaville, car la République du Zaïre a limité son soutien à grae (Gouvernement révolutionnaire d’Angola en exil, créé par le FNLA en coalition avec le Parti démocratique d’Angola), qui est maintenant reconnu par l’OUA et l’Algérie. Toujours en juillet, dans le but de présenter une coalition rivale du FNLA-GRAE, parce que l’OUA a décidé de ne canaliser les fonds que vers les fronts, proclame le Front démocratique de libération nationale (FDLA), intégrant le MPLA, le MNA, le N’Gwizako et l’ATNUS, dont la durée serait éphémère. En août, il dirige la délégation du MPLA à Dakar pour tenter d’empêcher l’approbation des décisions de l’OUA en faveur de la GRAE.


1964 

Du 3 au 10 janvier, il a présidé la Conférence d’état-major de Brazzaville, qui génère le Mouvement de réajustement et définit la stratégie d’une guerre populaire à long terme. Le 5 janvier, lors de la Conférence des Peintures, sa dernière fille est née, qui a pris le nom de Leda, mais qui, compte tenu des circonstances, devait être appelée « Conférence ». A Paris, il assiste à une réunion promue par l’Association pour la coopération franco-africaine, commémorant le 4 février. En février, on lui refuse l’entrée en Angleterre, où il doit prendre la parole lors d’une réunion promue par le mouvement de libération des colonies. Toujours en février, il reviendra à la tête de la délégation du MPLA à la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’OUA pour lutter contre la reconnaissance du GRAE. En juin, il dirige une délégation du MPLA qui se rend en République populaire de Chine pendant 15 jours, puis se rend à Moscou. Du 31 octobre au 9 novembre, il se rend à Accra, la capitale du Ghana. Le 18 novembre, il retourne à Brazza, après une visite aux postes du MPLA à la frontière angolaise, accompagné de Deolinda Rodrigues et Aníbal de Melo. Votre entrée en France est officiellement interdite. 


1965 

En janvier, il retourne à Accra puis se dirige vers la Tchécoslovaquie. En février, il visite le Centre d’éducation révolutionnaire (CIR) à Dolisie et les centres politico-militaires du MPLA. En avril, alors qu’il s’adressait à Bechuanalândia, il a été interviewé par le correspondant de la pravda en Afrique centrale, exprimant ses remerciements à l’URSS pour le soutien qu’il a reçu. Du 9 au 16 mai, il dirige la délégation du MPLA à la 4ème Conférence de solidarité afro-asiatique à Wineba, au Ghana. En septembre, il s’est rendu en Yougoslavie, puis de Belgrade au Caire pour assister à la réunion du « Comité des 3 » de l’OUA, chargé de réconcilier les mouvements nationalistes africains. Du 3 au 7 octobre, il dirige la délégation du MPLA à la 2ème réunion du concp, au cours de laquelle il remplacera Mário Pinto de Andrade.


1966 

Le front de l’Est s’ouvre dans la 3ème région politico-militaire, qui couvre Moxico et Cuando-Cubango. Il passe une semaine au Caire, où il est accueilli par le président Nasser, et retourne dans la capitale de la RAU (République arabe unie) en décembre, cette fois pour rencontrer le ministre de l’Information. En juin, il se rend en Suisse pour assister aux réunions du Congrès mondial de la paix et de l’Organisation internationale du travail (OIT) à Genève. Du 27 au 31 août, il participe à la réunion du CONCP, qui se réunit à Brazzaville. Toujours à Brazzaville, il participe au Congrès des étudiants angolais. 


1967 

Il lance le mot d’ordre « Généralisation de la lutte armée à l’ensemble du territoire national ». Il subit un grave revers avec l’attaque du FNLA contre l’escouade Kamy, et plusieurs guérilleros sont chassés, dont la légendaire Deolinda Rodrigues de Almeida, fondatrice de l’OMA et membre du comité directeur du MPLA. Il retourne au Caire, où il reste du 6 au 9 mai pour assister à la clôture de la Petite Conférence africaine de haut niveau et, interrogé par El Gamhoureya, déclare qu’il n’est pas marxiste, bien qu’il ait lu Marx et Lénine et visité Moscou à plusieurs reprises, soulignant que « le MPLA reçoit l’aide de l’URSS et des pays socialistes, mais cela ne signifie pas qu’il prendra le parti de Moscou contre Pékin ». En novembre, il se rend à Moscou. 


1968 

Du 22 au 26 février, il participe à la première assemblée des I et II Régions militaires à Dolisie. En accomplissement du mot d’ordre « Tout à l’intérieur », il prend la direction du MPLA vers le territoire angolais. Du 23 au 25 août, il participe à la première assemblée de la IIIe Région militaire, qui se déroule à l’intérieur de l’Angola, dans le camp appelé Hanoi II. A publié des recueils de ses poèmes, en russe et en chinois. 


1969 

En juillet, en compagnie d’Amílcar Cabral (PAIGC) et de Marcelino dos Santos (Frelimo), il est reçu en audience par le pape Paul VI, en marge de la Conférence internationale de solidarité avec les mouvements de libération nationale des colonies portugaises, qui se tient à Rome. Il reçoit le Prix Lotus de la 4e Conférence des écrivains afro-asiatiques à Alma-Ata. En août, il se rend en Roumanie, où il parle des activités du MPLA et des projets futurs pour l’Angola.


1970 

Le magazine Afrique Asie, dans son n° 9, se référant à la deuxième quinzaine de février, diffuse ses déclarations dans une interview dans laquelle il fait le point sur neuf années de guerre et commente la situation politique du Portugal après le remplacement de Salazar par Marcelo Caetano. En mai, il se rend à Ababa, accueilli par l’empereur d’Éthiopie, Hailé Selassié. Toujours en mai, il se rend en Égypte à l’invitation du gouvernement de la RAU, et se rend à Lagos, au Nigéria, où il s’entretient avec le ministre des Affaires étrangères sur la fourniture d’armes. En juin, il se rend dans les pays scandinaves, au Danemark, en Finlande, en Norvège et en Suède, et cette dernière est accueillie par le Premier ministre, Olof Palme. Du 27 au 30 juin, il préside la délégation du MPLA qui se rend à Rome pour participer à la Conférence internationale de solidarité avec les peuples des colonies portugaises. Le 7 août, lors d’une conférence de presse à Dar-es-Salam, il a présenté trois journalistes soviétiques (Oleg Ignatiev, Anatole Nikanorov et Pavel Mikhalev) qui avaient fait des reportages à l’intérieur de l’Angola, dans des zones contrôlées par le MPLA. Du 8 au 10 septembre, il a participé, en qualité d’observateur, à la Conférence de haut niveau des pays non alignés qui s’est tenue à Lusaka, en Zambie, et utilise finalement le mot au nom de toutes les organisations luttant contre le colonialisme portugais. 


1971 

Visite en Roumanie à l’invitation du Parti communiste concerné. En juillet, visitez à nouveau la République populaire de Chine. Du 27 au 30 octobre, il a participé à la 1ère réunion plénière du Comité directeur du MPLA, qui s’est tenue à la base de kitexe II en Zambie. En novembre, le 4ème Congrès des écrivains afro-asiatiques lui décerne le prix « Routes ». En décembre, il participe à la 5ème session de la réunion de l’Organisation de Solidarité Afro-Asiatique au Caire.


1972 

Il tente de parvenir à un accord avec le FNLA pour la formation d’un Conseil suprême de libération de l’Angola, mais l’accord (réalisé sous l’égide du Président du Congo-Brazza, Marien Ngouabi, en présence du Président du Congo-Kinshasa, Mobutu), est de courte durée. À Milan, il participe à une rencontre avec d’autres représentants des mouvements de libération des colonies portugaises. Il se rend en République du Cameroun et est reçu à Yaoundé par le Président Amadoud Ahidjou, qui ne sera pas inconscient du fait que le nouveau Secrétaire général de l’OUA est camerounais. 


1973 

Il fait face au fractionnisme de Daniel Chipenda, qui dirige la soi-disant révolte orientale, basée sur des idées tribales et régionalistes. Il fait face à l’opposition d’un grand groupe d’intellectuels historiques du MPLA, regroupés dans la soi-disant révolte active, qui l’accusent de « présidentialisme ».


1974 

En février, la version anglaise de son livre de poésie The Sacred Hope, traduit par Marga Holness, a été publiée à Dar-es-Salam, en Tanzanie. Suite au coup d’État révolutionnaire du 25 avril au Portugal et à la reconnaissance par le nouveau régime portugais du droit des colonies à l’indépendance, il signe en octobre le cessez-le-feu dans les Chanas de Lunhameje, Moxico.


1975 

Le 5 janvier, il signe à Nakuru, au Kenya, un accord de principe entre le MPLA, le FNLA et l’UNITA pour l’établissement de pourparlers conjoints avec les Portugais. Il se rend au Portugal, où il signe, le 15 janvier, les accords d’Alvor, signés par le MPLA, le FNLA et l’UNITA, ainsi que par les représentants du gouvernement provisoire portugais. Le 4 février, il est retourné à Luanda, où il est la cible d’un accueil populaire triomphant, sans précédent dans l’histoire de l’Angola. En août, le gouvernement de transition s’est effondré et les trois mouvements sont dans leurs zones d’influence, le MPLA à Luanda, le FNLA au Nord, avec le soutien des forces zaïroises, et l’UNITA au Sud, soutenue par les Sud-Africains, et lance ainsi le mot à la mode « Résistance populaire généralisée ». Le 11 novembre, avec le pouvoir du MPLA pratiquement confiné à Luanda, où se déroule la bataille décisive de Kifangondo, proclame l’indépendance nationale, étant investi dans le bureau du président de la République populaire d’Angola.


1976 

Grâce au soutien qu’il a demandé et reçu des pays socialistes, en particulier des combattants cubains et des conseillers et du matériel soviétiques, les forces du MPLA ont frappé le fleuve Zaïre en février et le fleuve Cunene en mars, battant les armées FNLA et UNITA et expulsant les envahisseurs Zairense et sud-africains, de sorte qu’il a célébré le « Carnaval de la victoire ». Il participe à la Conférence des chefs d’État et de gouvernement du Mouvement des pays non alignés au Sri Lanka et au Sommet des pays de première ligne à Dar-es-Salam, en Tanzanie. Il prend ses fonctions de Président de l’Assemblée générale de l’Union des écrivains angolais (UEA). Il préside la 6ème Conférence des écrivains afro-asiatiques à Luanda. Le 25 avril, il a reçu la médaille d’or de la ville de Belgrade, la plus haute décoration de la République fédérale de Yougoslavie. Le 27 avril, il a reçu le Grand Range de l’Ordre du Mérite, décerné par la République populaire de Pologne. Le 28 avril, il reçoit la médaille d’or Joliot Curie du Conseil mondial de la paix. Le 1er mai, le Soviet suprême de l’URSS lui décerne le prix international Lénine. En juin, il a reçu le prix Dimitrof, décerné par le Conseil d’État de la République populaire de Bulgarie. En juillet, il se rend à La Havane et reçoit la médaille d’or de l’Ordre de Playa Giron, décernée par le Conseil d’État de la République socialiste de Cuba. Le 1er août, il proclame les FAPLA-Forces armées populaires pour la libération de l’Angola.


1977 

Le 27 mai, il fait face à la plus grande crise de l’histoire de l’Angola indépendant, avec le coup d’État déclenché par une faction du MPLA dirigée par Nito Alves, une situation qui génère un bain de sang de profondes répercussions dans tous les secteurs de la société angolaise. Décerné en décembre avec le titre de héros national par le 1er Congrès du MPLA, dans lequel le Parti du Travail est créé.


1978 

Il proclame « l’Année de l’agriculture ». Le 19 janvier, il a reçu le titre de docteur honoris causa de l’Université de Lagos, au Nigéria. À Luanda, il accueille le Secrétaire général des Nations Unies, Kurt Waldheim, ainsi que plusieurs chefs de parti et présidents de pays africains. À Luanda, il accueille le président cubain Fidel Castro. Les 25 et 26 juin, il rencontre à Bissau le président de la République portugaise, le général Ramalho Eanes, dans le but de régulariser les relations entre l’Angola et le Portugal. À Khartoum, il participe au 15e Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), dont l’Angola est admis comme membre. Le 20 août, afin de mettre fin aux hostilités à la frontière nord de l’Angola, il rencontre le Président Mobutu à Kinshasa, puis le reçoit à Luanda le 15 octobre. Il reçoit le titre de citoyen d’honneur de la République populaire du Mozambique le 30 septembre.


1979 

Il proclame « l’Année de la formation des cadres ». Le 8 janvier, il préside l’investiture des dirigeants de l’Union des écrivains angolais. Le 4 février, il a reçu la médaille « 17 novembre » de l’Union internationale des étudiants. Elle préside la clôture de la 6ème Conférence des écrivains d’Afrique et d’Asie, qui s’est tenue du 26 juin au 3 juillet. Il a prononcé son dernier discours à Uíge le 22 août, dans lequel il regrette de « ne pas pouvoir être plus longtemps parce que ma voix n’est pas claire, pas très bonne ». Transféré d’urgence à Moscou, afin de subir une intervention chirurgicale, il est décédé le 10 septembre.

 

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Mis à jour le  :   

7/9/2022

Le premier président angolais, António Agostinho Neto
Photo cédée

1922 

Nasce, às cinco horas de 17 de Setembro, na aldeia de Kaxicane, freguesia de S. José, concelho de Icolo e Bengo, no distrito de Luanda, sendo filho do pastor evangelista Agostinho Pedro Neto e da professora primária Maria da Silva Neto. 

1930 

Acompanha os pais na mudança de residência para Luanda.

 

1933 

Termina a instrução primária, que lhe foi ministrada pelos pais, tendo sido aprovado com distinção. 

1934 

Matricula-se, em 14 de Fevereiro, no Liceu Salvador Correia (hoje denominado Magistério Mutu ya Kevela). 

1936 

Faz a primeira oração pública, durante uma cerimónia fúnebre em honra do missionário metodista Robert Shields, organizada pelos evangelistas na Liga Nacional Africana. 

1938 

É-lhe atribuído o 1.º prémio num concurso de poesia promovido pela Igreja Lusitana Portuguesa. No jornal O Estudante, órgão dos alunos do Liceu Salvador Correia, publica um artigo intitulado «Heróis», em que refere os heróis do bem e do mal e critica os déspotas, exortando os colegas à solidariedade.


1942 

Inicia a colaboração nos jornais O Estandarte, da Igreja Metodista, e O Farolim

1943 

Funda o Centro Evangélico da Juventude Angolana (CEJA), com o objectivo de apoiar alunos do ensino primário com dificuldades de aprendizagem, sobretudo na língua portuguesa. Integra o corpo redactorial de O Estudante

1944 

Com elevada classificação, conclui em Janeiro o curso do liceu, curso que suspendeu durante três anos lectivos, a fim de, por vontade dos pais, acompanhar o irmão mais velho que se atrasara nos estudos. Vai viver durante seis meses com os pais na região do Piri, Dembos, onde os camponeses lhe inspiram alguns poemas que mais tarde viria a destruir, considerando-os incipientes. Mediante concurso, ingressa no quadro administrativo dos Serviços de Saúde e Higiene de Angola, sendo colocado em Malanje.

1946 

É transferido para os Serviços de Saúde do Bié. Publica, no jornal O Farolim, um artigo em que chama a atenção da juventude para os problemas da terra e das suas gentes, criticando a tendência para o «eurotropismo». 

1947 

Mercê das suas economias e com a perspectiva de uma bolsa de estudo (que mais tarde lhe seria atribuída),segue para Portugal, matriculando-se na Faculdade de Medicina da Universidade de Coimbra. 


1948 

Publica poemas na revista Mensagem, da Associação dos Naturais de Angola. Eleito secretário-geral da delegação da Casa dos Estudantes do Império (CEI) em Coimbra. Inicia colaboração na revista Meridiano, órgão da delegação coimbrã da CEI.

 1949 

Participa na frente de apoio ao candidato da oposição à Presidência da República, general Norton de Matos. Edita, em parceria com Lúcio Lara e o moçambicano Orlando de Albuquerque, a publicação cultural Momento, apresentada em fascículos para evitar a censura prévia.

1950 

Em Novembro, transfere-se para Lisboa, aí prosseguindo os estudos de Medicina.

1951 

Funda clandestinamente o Centro de Estudos Africanos (CEA),de parceria com Amílcar Cabral, Mário Pinto de Andrade, Marcelino dos Santos e Francisco José Tenreiro. Eleito representante das colónias portuguesas no seio do Movimento de Unidade Democrática (MUD) Juvenil.

1952 

Preso em Lisboa, em 23 de Março, ao recolher assinaturas a favor da paz, num documento em que se defendia um pacto entre as cinco grandes potências mundiais: EUA, URSS, China, França e Inglaterra. Restituído à liberdade em 20 de Junho.

 1953 

Participa no III Congresso Mundial dos Estudantes, em Varsóvia, Polónia, e no IV Festival Mundial da Juventude, em Bucareste, Roménia, onde reivindicou o direito de os estudantes das várias «províncias ultramarinas» desfilarem isolados em representação das suas terras de origem. 

1954 

Participa na V Assembleia de Delegados do MUD Juvenil, sendo eleito para a respectiva comissão central. Participa na fundação em Lisboa do Clube Marítimo Africano, que estabelece ligações entre estudantes e trabalhadores marítimos, utilizando estes como «correios clandestinos» entre a Metrópole, a África e o Brasil.

 1955 

Preso pela PIDE, em 9 de Fevereiro, na qualidade de membro da comissão central do MUD Juvenil, começa por ser encarcerado no Forte de Caxias. Transferido, em 14 de Agosto, para a cadeia da PIDE no Porto. Contra a sua prisão e a de outros jovens democratas, numerosos intelectuais franceses, ou residentes em França, enviam em Novembro, ao Presidente da República Portuguesa, um telegrama de protesto em que figuram as assinaturas de Louis Aragon, Jean Cocteau, Jean-Paul Sartre, Tristan Tzara, Elsa Triolet, Simone de Beauvoir, Henri Lefebvre, Andres Kedros, Nicolás Guillén, Diego Rivera, Siqueiros, etc. 

1956 

O seu poema «Adeus à hora da largada», dedicado «a todas as mães negras cujos filhos partiram» é inserido no primeiro número do jornal Portugal Democrático, publicado em 7 de Julho em São Paulo, Brasil. A sua ausência é lamentada no 1.º Congresso de Escritores e Artistas Negros, que se realiza em Paris entre 19 e 22 de Setembro. Inicia-se, em 10 de Dezembro, no 1.º Juízo Criminal do Porto, o julgamento do chamado «Processo dos 52»,em que é um dos principais incriminados.

 1957 

Eleito «Prisioneiro Político do Ano» pela Amnistia Internacional. Em 12 de Junho, é restituído à liberdade, após ter sido condenado a 18 meses de prisão e à perda de direitos políticos por cinco anos, tendo sido levada em conta a prisão preventiva que sofrera. Participa, em Lisboa, na fundação do Movimento Anti-Colonialista (MAC),a cujo Directório fica a pertencer, juntamente com Amílcar Cabral, Marcelino dos Santos, Eduardo dos Santos, Lúcio Lara e Noémia de Sousa.

1958 

Obtém, em 27 de Outubro, a licenciatura pela Faculdade de Medicina de Lisboa. No mesmo dia da licenciatura, casa-se com Maria Eugénia da Silva. Profere, em Novembro, uma palestra cultural na Casa dos Estudantes do Império.

 1959 

Especializa-se em pediatria no Hospital de D. Estefânia e frequenta o Curso de Medicina Tropical no Hospital do Ultramar. Nasce, em 9 de Novembro, o seu filho Mário Jorge. Regressa a Angola, embarcando em 22 de Dezembro no cais da Rocha do Conde de Óbidos.

1960 

Abre consultório em Luanda, no bairro de S. Paulo, onde é assistido por sua mulher, Maria Eugénia. *Participa em reuniões com vários grupos de patriotas que tinham por desígnio a libertação colonial. *É indigitado para a direcção, no interior do território angolano, do recém-criado MPLA, que se apresenta em Janeiro na II Conferência dos Povos Africanos, em Tunes. *Em 8 de Junho, é preso pessoalmente pelo subdirector da PIDE no seu consultório, devido ao facto de ter sido detido, com documentos comprometedores, um mensageiro que o MPLA enviava ao exterior. *O povo da sua terra natal, ao saber da sua prisão, manifesta-se espontaneamente junto do edifício da administração do concelho, sendo alvo de uma violenta repressão, traduzida na morte de 30 pessoas e de 200 feridos, facto que passou à história como «o massacre de Icolo e Bengo». *Perante a agitação gerada pelo seu encarceramento, em Agosto é transferido para Lisboa, com a promessa (não cumprida) de que ao desembarcar seria posto em liberdade. *Deportado para Cabo Verde em 15 de Outubro, é-lhe fixada residência na ilha de Santo Antão como subdelegado de Saúde, sendo mais tarde transferido para a Praia, na ilha de Santiago, em cujo hospital (que hoje tem o seu nome) exerceu medicina. *O seu primeiro livro de poemas é editado em Lisboa pela Casa dos Estudantes do Império, na colecção «Autores Ultramarinos». A direcção do MPLA no exterior (liderada por Mário Pinto de Andrade, Viriato da Cruz e Lúcio Lara) designa-o «Presidente de Honra». 

1961 

Em 23 de Julho, nasce em Lisboa a sua filha Irene Alexandra, que só terá ocasião de ver em 17 de Setembro, dia em que perfaz 39 anos e em que a menina e a mãe desembarcam em Cabo Verde. *É novamente preso, em 26 de Setembro, sob a acusação de ter exibido uma foto em que militares do exército colonial ostentavam orgulhosamente a cabeça de um guerrilheiro angolano espetada num varapau. Em 10 de Outubro é transferido para Lisboa, dando entrada na prisão do Aljube no dia 17. Preocupados com a sua situação, alguns dos mais prestigiados escritores ingleses manifestam-se em sua defesa nas páginas do Times, em 10 de Outubro, subscrevendo tal documento nomes como Doris Lessing, Iris Murdoch, John Osborne, Angus Wilson, C. Day Lewis e outros.

 1962 

Em consequência da pressão exercida sobre as autoridades portuguesas por um grande movimento de solidariedade internacional, é libertado em 24 de Março, ficando sob regime de residência fixa em Lisboa. Obtém autorização para exercer medicina em Lisboa, no Hospital de Santa Marta. Graças a uma operação montada pelo PCP, em 30 de Junho foge de barco para Rabat, Marrocos, acompanhado pela família. Em Julho, chega a Léopoldville, onde o MPLA tinha então a respectiva sede, tendo realizado uma conferência de imprensa com larga repercussão. Em 1 de Dezembro, é eleito presidente do Bureau Político e do Comité Director do MPLA, durante a respectiva Conferência Nacional, em Léopoldville, que marca a sua cisão com Viriato da Cruz, o qual se junta ao movimento rival: FNLA.

1963 

Em Janeiro, abre em Cabinda a 2.ª Região Político-Militar, onde passam a formar-se os quadros da luta de libertação. No início do ano, realiza uma viagem por várias capitais, em que procura dar a conhecer o seu ideário político em busca de apoios, começando por Washington e seguindo-se Rabat, Argel, Tunes, Bona, Londres, Paris e Roma. De 17 a 20 de Fevereiro, está em Milão, onde assiste ao lançamento de uma colectânea de poemas de sua autoria, organizada e traduzida por Joyce Lussu e intitulada Con Occhi Asciuti (Com os Olhos Secos). Em Maio, participa em Adis Abeba na conferência constitutiva da Organização de Unidade Africana (OUA). Em Junho é preso temporariamente, com Lúcio Lara, pela polícia de Léopoldville, no decorrer de um assalto policial à sede do MPLA. Em Julho, transfere a Delegação do MPLA de Léopoldville para Brazzaville, em virtude de a República do Zaire ter confinado o seu apoio ao GRAE (Governo Revolucionário de Angola no Exílio, criado pela FNLA em coligação com o Partido Democrático de Angola), entretanto reconhecido pela OUA e pela Argélia. Ainda em Julho, com o objectivo de apresentar uma coligação rival da FNLA-GRAE, em virtude de a OUA ter decidido canalizar fundos apenas para as frentes de combate, proclama a Frente Democrática de Libertação Nacional (FDLA), integrando MPLA, MNA, N’Gwizako e UNTA, cuja duração seria efémera. Em Agosto, chefia a delegação do MPLA que em Dacar tenta obstar ao sancionamento das decisões da OUA favoráveis ao GRAE.

 1964 

De 3 a 10 de Janeiro, preside à Conferência de Quadros, em Brazzaville, que gera o Movimento de Reajustamento e define a estratégia para uma guerra popular de longa duração. Em 5 de Janeiro, no decorrer da Conferência de Quadros, nasce a sua última filha, que tomou o nome de Leda, mas que, atendendo às circunstâncias, esteve para se chamar «Conferência». Assiste, em Paris, a uma reunião promovida pela Associação de Cooperação Franco-Africana, comemorativa do 4 de Fevereiro. Em Fevereiro, é-lhe recusada a entrada em Inglaterra, onde deveria usar da palavra numa reunião promovida pelo Movimento de Libertação das Colónias. Ainda em Fevereiro, volta a chefiar a delegação do MPLA à reunião dos ministros dos Negócios Estrangeiros da OUA, para combater o reconhecimento do GRAE. Em Junho, chefia uma delegação do MPLA que durante 15 dias visita a República Popular da China, seguindo depois para Moscovo. De 31 de Outubro a 9 de Novembro, visita Acra, capital do Gana. Em 18 de Novembro, regressa a Brazza, após uma visita aos postos do MPLA na fronteira de Angola, acompanhado por Deolinda Rodrigues e Aníbal de Melo. É oficialmente interdita a sua entrada em França. 

1965 

Em Janeiro, volta a visitar Acra e segue depois para a Checoslováquia. Em Fevereiro, visita o Centro de Instrução Revolucionária (CIR), em Dolisie, e os centros político-militares do MPLA. Em Abril, ao dirigir-se à Bechuanalândia, é entrevistado pelo correspondente do Pravda na África Central, manifestando o seu agradecimento à URSS pelo apoio recebido. De 9 a 16 de Maio, chefia a delegação do MPLA à 4.ª Conferência de Solidariedade Afro-Asiática que se realiza em Wineba, Gana. Em Setembro, visita a Jugoslávia, seguindo de Belgrado para o Cairo a fim de assistir à reunião do «Comité dos 3» da OUA, encarregado de reconciliar os movimentos nacionalistas africanos. De 3 a 7 de Outubro, chefia a delegação do MPLA à 2.ª reunião da CONCP, em cujo executivo passa a substituir Mário Pinto de Andrade.


1966 

Abre a Frente Leste na 3.ª Região Político-Militar, que abrange o Moxico e o Cuando-Cubango. Passa uma semana no Cairo, onde é recebido pelo Presidente Nasser, e volta à capital da RAU (República Árabe Unida) em Dezembro, avistando-se desta vez com o ministro da Informação. Em Junho, desloca-se à Suíça, a fim de assistir, em Genebra, às reuniões do Congresso Mundial da Paz e da Organização Internacional do Trabalho (OIT). De 27 a 31 de Agosto, participa na reunião da CONCP, que se reúne em Brazzaville. Também em Brazzaville, participa no Congresso dos Estudantes Angolanos. 

1967 

Lança a palavra de ordem «Generalização da Luta Armada a Todo o Território Nacional». Sofre um duro revés com o ataque da FNLA ao esquadrão Kamy, sendo chacinadas várias guerrilheiras, incluindo a lendária Deolinda Rodrigues de Almeida, fundadora da OMA e membro do comité director do MPLA. Volta ao Cairo, onde permanece de 6 a 9 de Maio para assistir ao encerramento da Pequena Conferência Africana de Alto Nível e, ao ser entrevistado pelo jornal El Gamhoureya, declara não ser marxista, embora tenha lido Marx e Lenine e visitado várias vezes Moscovo, sublinhando que «o MPLA recebe assistência da URSS e dos países socialistas, mas tal não significa que tome o partido de Moscovo contra Pequim». Em Novembro, visita Moscovo. 

1968 

De 22 a 26 de Fevereiro, participa na primeira assembleia das I e II Regiões Militares, em Dolisie. Em cumprimento da palavra de ordem «Todos para o interior», leva a direcção do MPLA para o território angolano. De 23 a 25 de Agosto, participa na primeira assembleia da III Região Militar, que se realiza no interior de Angola, no acampamento denominado Hanói II. É publicado em servo-croata o seu livro A Sagrada Esperança. Publicadas recolhas dos seus poemas, em russo e chinês. 

1969 

Em Julho, na companhia de Amílcar Cabral (PAIGC) e Marcelino dos Santos (Frelimo), é recebido em audiência pelo Papa Paulo VI, à margem da Conferência Internacional de Solidariedade para com os Movimentos de Libertação Nacional das Colónias Portuguesas, que se realiza em Roma. É-lhe outorgado o Prémio Lotus pela IV Conferência dos Escritores Afro-Asiáticos, em Alma-Ata. Em Agosto, visita a Roménia, onde fala das actividades do MPLA e dos planos futuros para Angola.

1970 

A revista AfricAsia, no seu n.º 9, referente à segunda quinzena de Fevereiro, difunde as suas declarações numa entrevista em que faz o balanço de nove anos de guerra e comenta a situação política de Portugal após a substituição de Salazar por Marcelo Caetano. Em Maio, visita Adis Abeba, sendo recebido pelo imperador da Etiópia, Hailé Selassié. Ainda em Maio, desloca-se ao Egipto a convite do Governo da RAU, seguindo para Lagos, Nigéria, onde manteve conversações com o ministro dos Estrangeiros sobre o fornecimento de armas. Em Junho, efectua uma viagem aos países escandinavos, Dinamarca, Finlândia, Noruega e Suécia, e neste último país é recebido pelo primeiro-ministro, Olof Palme. De 27 a 30 de Junho, preside à delegação do MPLA que se desloca a Roma para participar na Conferência Internacional de Solidariedade com os Povos das Colónias Portuguesas. Em 7 de Agosto, numa conferência de imprensa em Dar-es-Salam, apresenta três jornalistas soviéticos (Oleg Ignatiev, Anatole Nikanorov e Pavel Mikhalev) que tinham estado a fazer reportagens no interior de Angola, em áreas controladas pelo MPLA. De 8 a 10 de Setembro, participa, como observador, na Conferência de Alto Nível dos Países Não-Alinhados, realizada em Lusaka, Zâmbia, e no final usa a palavra em representação de todas as organizações em luta contra o colonialismo português. 


1971 

Visita a Roménia, a convite do respectivo partido comunista. Em Julho, visita de novo a República Popular da China. De 27 a 30 de Outubro, participa na I Reunião Plenária do Comité Director do MPLA,realizada na base Kitexe II, na Zâmbia. Em Novembro, o IV Congresso de Escritores Afro-Asiáticos atribui-lhe o Prémio «Rotas». Em Dezembro, participa na 5.ª sessão da Organização de Solidariedade Afro-Asiática que se reúne no Cairo. 

1972 

Tenta um entendimento com a FNLA, para a formação de um Conselho Supremo de Libertação de Angola, mas o acordo (realizado sob a égide do Presidente do Congo-Brazza, Marien Ngouabi, na presença do Presidente do Congo-Kinshasa, Mobutu), é de curta duração. Participa, em Milão, num encontro com outros representantes dos movimentos de libertação das colónias portuguesas. Desloca-se à República dos Camarões, sendo recebido em Yaoundé pelo Presidente Amadoud Aidjon, circunstância a que não será alheio o facto de o novo secretário-geral da OUA ser camaronês. 

1973 

Enfrenta o fraccionismo de Daniel Chipenda, que lidera a chamada Revolta do Leste, assente em ideias tribais e regionalistas. Enfrenta a oposição de um numeroso grupo de intelectuais históricos do MPLA, agrupados na chamada Revolta Activa, que o acusam de «presidencialismo».

1974 

Em Fevereiro, publica-se em Dar-es-Salam, na Tanzânia, a versão inglesa do seu livro de poesia A Sagrada Esperança, com tradução de Marga Holness. Na sequência do golpe revolucionário de 25 de Abril em Portugal e do reconhecimento, pelo novo regime português, do direito das colónias à independência, assina em Outubro o cessar-fogo nas chanas do Lunhameje, Moxico.

 1975 

Em 5 de Janeiro, assina em Nakuru, no Quénia, um acordo de princípios entre o MPLA, a FNLA e a UNITA, para o estabelecimento de conversações conjuntas com o Governo português. Desloca-se a Portugal, onde assina, em 15 de Janeiro, os Acordos de Alvor, subscritos pelo MPLA, FNLA e UNITA, bem como pelos representantes do Governo provisório português. Em 4 de Fevereiro, regressa a Luanda, onde é alvo de um acolhimento popular triunfal, sem precedentes na história de Angola. Em Agosto, o Governo de transição desfaz-se e os três movimentos acantonam-se nas suas áreas de influência, MPLA em Luanda, FNLA ao Norte, com o apoio de forças zairenses, e UNITA ao Sul, apoiada pelos sul-africanos, pelo que lança a palavra de ordem «Resistência Popular Generalizada». Em 11 de Novembro, com o poder do MPLA praticamente confinado a Luanda, onde a 30 km se trava a decisiva batalha de Kifangondo, proclama a independência nacional, sendo investido no cargo de Presidente da República Popular de Angola.

 1976 

Graças ao apoio que solicitou e recebeu dos países socialistas, em especial dos combatentes cubanos e dos conselheiros e material soviéticos, as forças do MPLA atingem o rio Zaire em Fevereiro e o rio Cunene em Março, derrotando os exércitos da FNLA e da UNITA e expulsando os invasores zairenses e sul-africanos, pelo que manda celebrar o «Carnaval da Vitória». Participa na Conferência de Chefes de Estado e de Governo do Movimento dos Países Não-Alinhados, no Sri Lanka, e na Cimeira dos Países da Linha da Frente, em Dar-es-Salam, na Tanzânia. Toma posse do cargo de presidente da Assembleia Geral da União dos Escritores Angolanos (UEA). Preside à VI Conferência dos Escritores Afro-Asiáticos, em Luanda. Em 25 de Abril, recebe a Medalha de Ouro da Cidade de Belgrado, a mais alta condecoração da República Federativa da Jugoslávia. Em 27 de Abril, recebe a Grande Faixa da Ordem de Méritos, atribuída pela República Popular da Polónia. Em 28 de Abril, recebe a Medalha de Ouro Joliot Curie, do Conselho Mundial da Paz. Em 1 de Maio, o Soviete Supremo da URSS atribui-lhe o Prémio Internacional Lenine. Em Junho, recebe o Prémio Dimitrof, atribuído pelo Conselho de Estado da República Popular da Bulgária. Em Julho, visita Havana e recebe a Medalha de Ouro da Ordem Playa Giron, atribuída pelo Conselho de Estado da República Socialista de Cuba. Em 1 de Agosto, proclama as FAPLA-Forças Armadas Populares de Libertação de Angola.

1977 

Em 27 de Maio, enfrenta a maior crise da história de Angola independente, com o golpe de Estado desencadeado por uma facção do MPLA liderada por Nito Alves, situação que gera um banho de sangue de fundas repercussões em todos os sectores da sociedade angolana. Agraciado, em Dezembro, com o título de Herói Nacional pelo 1.º Congresso do MPLA, em que é criado o Partido do Trabalho.

1978 

Proclama o «Ano da Agricultura». Em 19 de Janeiro, é distinguido com o título de Doutor Honoris Causa pela Universidade de Lagos, Nigéria. Recebe, em Luanda, o secretário-geral das Nações Unidas, Kurt Waldheim, além de vários líderes de partidos e presidentes de países africanos. Recebe, em Luanda, o Presidente cubano, Fidel Castro. Em 25 e 26 de Junho, encontra-se em Bissau com o Presidente da República Portuguesa, general Ramalho Eanes, com o objectivo de regularizar as relações entre Angola e Portugal. Participa, em Cartum, na 15.ª Cimeira de Chefes de Estado e de Governo da Organização de Unidade Africana (OUA), em que Angola é admitida como membro. Em 20 de Agosto, com o fim de pôr termo às hostilidades na fronteira norte de Angola, encontra-se em Kinshasa com o presidente Mobutu, recebendo-o depois em Luanda, em 15 de Outubro. É-lhe conferido, a 30 de Setembro, o título de Cidadão Honorário da República Popular de Moçambique.

1979 

Proclama o «Ano da Formação de Quadros». Preside, em 8 de Janeiro, ao acto de posse dos dirigentes da União de Escritores Angolanos. É-lhe atribuída, em 4 de Fevereiro, a Medalha «17 de Novembro» pela União Internacional de Estudantes. Preside ao encerramento da VI Conferência de Escritores Afro-Asiáticos, realizada de 26 de Junho a 3 de Julho. Profere no Uíge, em 22 de Agosto, o seu último discurso, em que lamenta «não poder ser mais longo por causa da minha voz não estar clara, não estar muito boa». Transferido de emergência para Moscovo, a fim de ser submetido a uma intervenção cirúrgica, morre em 10 de Setembro.

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Atualizado  :   

7/9/2022

Conseil de lecture

"Poemas de Angola"
Agostinho Neto

L'Angola en Musique

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" Il n'est pas nécessaire de réussir pour entreprendre, ni d'entreprendre pour réussir "
Le Duc d'Orange

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